samedi, mars 21

  • À La Hague, c’est avec beaucoup d’émotion que les salariés de la société Orano ont appris le décès d’une de leurs collègues.
  • Elle est décédée brutalement quelques heures seulement après son hospitalisation pour une méningite.
  • Une cinquantaine d’entre eux ont été identifiés comme cas contacts.

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Le 20H

Le plus choquant pour les salariés d’Orano à La Hague, c’est la rapidité avec laquelle la méningite a emporté leur collègue. « Ça a été foudroyant. Notre collègue est décédée hier midi. Hier après-midi à 15h, on était en commission, et dans la foulée, les 50 cas- contacts (…) ont été appelés individuellement », raconte Arnaud Baudry, délégué syndical CFDT, dans le reportage de TF1 ci-dessus. Une salariée du spécialiste français du combustible nucléaire est décédée jeudi 19 mars à l’hôpital de Cherbourg (Manche). L’entreprise, qui a souligné qu’aucun lien n’est établi avec l’épidémie en cours en Angleterre, a procédé à une désinfection du bâtiment, autorisé le télétravail et demandé à ses salariés d’appliquer des gestes barrières.

« Est-ce que je dois prendre un traitement ? Est-ce que je dois faire un vaccin ? »

Ceux qui l’ont côtoyée dans un open-space de l’entreprise vont bénéficier d’un traitement antibiotique préventif spécifique pendant 48h, et devront rester à leur domicile pendant 10 jours. L’après-midi même, la pharmacienne de Tourlaville a commencé à recevoir des coups de fil inquiets d’habitants de la région. Virginie Pellet résume les questions qu’elle a entendues le plus souvent : « Je ne sais pas si j’ai été en contact ou pas. Est-ce que je dois prendre un traitement ? Est-ce que je dois faire un vaccin ? » 

Les jeunes en première ligne

En France, la vaccination est obligatoire depuis l’année dernière pour les nourrissons, et vivement recommandée pour les jeunes jusqu’à 24 ans. « De 15 ans à 24 ans, tous ceux qui n’ont pas été vaccinés, et il y en a en France qui n’ont pas été vaccinés pour la méningite B, ils doivent voir leur médecin traitant (…) pour faire ce vaccin », préconise la médecin généraliste Emna Abassi. Car cette infection des méninges, c’est-à-dire des membranes du cerveau et de la moelle épinière, touche essentiellement les jeunes à cause de leur mode de vie, davantage en situation de promiscuité que les adultes. 

L’épidémie anglaise a d’ailleurs démarré dans une boîte de nuit. Deux jeunes de 18 et 21 ans sont décédés peu après. Aujourd’hui, ils sont des centaines, outre-Manche, à se presser pour obtenir des antibiotiques ou être vaccinés. Est-ce la souche anglaise qui est arrivée chez nous en Normandie ? « Pour l’instant, rien ne permet de dire que ce cas-là est lié à ce qui s’est passé en Angleterre. Il faut qu’on attende que la souche nous arrive », explique le professeur Muhamed-Kheir Taha, responsable du centre national de référence des méningites à l’Institut Pasteur. Un autre Français est hospitalisé actuellement sur notre territoire pour une méningite avec la souche anglaise. Il avait séjourné au Royaume-Uni.

La rédaction de TF1info | Reportage : Joséphine DE FRANCQUEVILLE, Aurore COULON, Xavier THOBY

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