
Alors que le mandat d’Emmanuel Macron semblait devoir s’achever dans la torpeur et l’anonymat le plus complet, il vient de prendre un éclat totalement inattendu. De fait, qui aurait pu croire, il y a quelques semaines seulement, que le président français mènerait un intense combat diplomatique, ponctué d’invectives, d’imitations et de captures d’écran contre son homologue américain, et tout cela le regard caché derrière des lunettes de type aviateur aux verres miroir ?
Selon les explications officielles fournies par l’Elysée et son corps médical, Emmanuel Macron a récemment été victime d’un « saignement d’un vaisseau dans l’œil ». Totalement bénin, le problème en question impose au président de porter des lunettes de soleil « pendant quelque temps ».
Si ces explications sont assez crédibles pour avoir étouffé dans l’œuf les habituelles théories du complot, elles laissent une question sans réponse : parmi toutes les lunettes de soleil disponibles sur le marché pourquoi le président Macron a-t-il choisi des lunettes aviateur ?
Il complète sa panoplie
L’explication la plus sympathique, mais la plus ennuyeuse, est d’ordre médical. Les lunettes aviateur ont en effet été spécifiquement créées pour parer à des douleurs ophtalmiques, en l’occurrence celles éprouvées, au début des années 1930, par les militaires américains pilotant des appareils pouvant s’élever de plus en plus haut dans le ciel. C’est même en constatant que l’œil d’un camarade de vol avait bleui et gelé qu’un pilote entama, avec le fabricant américain Bausch & Lomb, les recherches autour d’une nouvelle forme de lunettes de soleil plus protectrice.
Si la possibilité d’une recommandation médicale n’est donc pas à exclure, une seconde explication a bien évidemment notre préférence. De fait, en portant ces lunettes aviateur fabriquées dans le Jura, berceau de la lunetterie française, par la société Henry Jullien, notre président s’approprie un imaginaire auquel il apparaît extrêmement sensible.
Concrètement, après avoir porté la combinaison de pilote de chasse et le blouson de cuir PN (Personnel navigant) de l’armée française, le président complète ici sa panoplie de Top Gun sans avion. Il cultive surtout, par là même, cette virilité « kéké » le poussant à poser régulièrement gants de boxe aux poings ou à engloutir des pintes de bière dans les vestiaires du Stade de France en compagnie de rugbymen goguenards. Conclusion ? Prompt rétablissement !




