Victime d’une cyberattaque, le français Nexeya déplore une fuite de données “considérable”

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Une “sérieuse cyberattaque” a touché le spécialiste des équipements électroniques. Nexeya, qui fournit les acteurs de l’aéronautique et la défense, a subi un chiffrement de ses systèmes.

Le spécialiste français des équipements électroniques pour l’industrie, notamment l’aéronautique et la défense, est victime d’une “sérieuse cyberattaque” ayant entraîné une fuite de données “considérable”, a annoncé jeudi 18 août la maison mère allemande Hensoldt.

“Nexeya a été la cible d’une sérieuse cyberattaque sur son infrastructure informatique ces derniers jours”, explique Hensoldt dans un communiqué. “Les deux centres de données de Nexeya en France ont été touchés.”

L’origine et l’ampleur de l’attaque pas encore établies

Le groupe allemand précise qu’un “volume important de données” a probablement été dérobé et que “les systèmes ont été cryptés (chiffrés, ndlr)”.

Le communiqué ne détaille pas explicitement s’il s’agit d’une attaque par rançongiciel, dont les entreprises sont le plus fréquemment victimes.

Dans ces cas-là, le pirate chiffre les données de sa victime et réclame une rançon pour fournir les clefs de déchiffrement.

Nexeya et Hendoldt travaillent avec les autorités pour établir “l’origine et l’ampleur” de l’attaque et tout en tentant de “rétablir le plus rapidement possible” les opérations de la filiale française.

Nexeya est spécialisé dans l’électronique et fournit plusieurs entreprises, dont l’aéronautique et la défense.

Fabricant de capteurs et de radars dédiés à la défense

Le groupe Hensoldt, ancienne filiale d’Airbus, se présente comme le premier groupe européen de l’électronique pour le secteur de la défense et fabrique des composants comme des capteurs ou radars dédiés aux missions critiques.

Il planche notamment sur un radar capable de détecter des avions furtifs, livre des capteurs pour les nouveaux Eurofighter et devrait participer au programme d’avion de combat européen du futur (SCAF, FCAS en anglais).

Le gouvernement allemand avait décidé en 2020 de monter au capital du groupe et a pris une minorité de blocage au nom de ses intérêts stratégiques.

Le ministère de la Défense avait alors expliqué qu’il s’agissait de “protéger les technologies clés de l’industrie de sécurité et de défense” et d’empêcher des “puissances hostiles” d’y avoir accès.

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