Télécoms : les prix des forfaits s’envolent

0
8

Dans leur jargon marketing, les opérateurs télécoms appellent cela le « more for more » : plus de services pour plus cher. Les consommateurs, eux, voient surtout une envolée de leurs factures, au moment où ils subissent déjà la hausse des prix de l’énergie et de nombreux produits de consommation courante.

Selon le baromètre de novembre, établi par le comparateur en ligne Ariase, le prix moyen d’un abonnement mobile a bondi de 19,6 % en un an. Dans le fixe (fibre optique et ADSL), la hausse est moins brutale, à 6,1 %, conforme au niveau de l’inflation en France (6,2 % en octobre, selon l’Insee), mais elle confirme un mouvement de remontée des prix engagé depuis deux ans avec le passage de l’ADSL à la fibre optique.

Bouygues Telecom facture aujourd’hui 50,99 euros son abonnement fibre haut de gamme (Ultym), soit 4 euros de plus qu’un an auparavant. Orange avait été le premier à passer la barre symbolique des 50 euros dans le fixe, en avril, lors de la sortie de sa dernière Livebox. SFR s’est positionné sur les 50 euros tout rond. Free est juste au-dessous (49,99 euros). Il est loin, le temps des offres triple play (Internet, TV, téléphone) à 30 euros par mois…

Changements de contrats en cours de route

Personne n’échappe à la valse des étiquettes. Les abonnés ayant souscrit des offres à des prix attrayants ces dernières années ne sont pas à l’abri d’une mauvaise surprise. Les opérateurs n’hésitent pas à ajouter 3, 4 voire 5 euros par mois au prix du forfait, mobile ou fixe, en échange de plus de services (données ou débits supplémentaires, appels vers l’étranger, bouquets de journaux ou de podcasts…), sans que l’utilisateur ait demandé quoique ce soit ou qu’il en ait réellement besoin.

De plus en plus fréquents, ces changements de contrats en cours de route sont légaux, à condition que le consommateur soit averti au moins un mois avant l’entrée en vigueur de la modification. Mais ils font monter des vagues de messages de contestation sur les forums Internet des opérateurs. L’abonné doit avoir la possibilité de refuser cette nouvelle offre et peut toujours résilier son contrat…, avec le risque de devoir souscrire une offre chez un concurrent dont le prix aura été augmenté.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Pièces détachées des smartphones : trois ans après le vote de la loi antigaspillage, où en est-on ?

Même Free alimente l’inflation. L’opérateur détenu par Xavier Niel (actionnaire à titre individuel du Monde) s’est engagé, en janvier, à ne pas toucher pendant cinq ans aux tarifs de ses deux forfaits mobiles historiques, à 2 euros et 19,99 euros par mois. En revanche, il ne se prive pas pour faire flamber le prix de son offre intermédiaire (Série Free) : en un an, celui-ci est passé de 10,99 euros par mois à 14,99 euros, soit un bond de 36 %, pour suivre la concurrence. Une option à 2,99 euros, avec appels illimités et un peu plus de données, a également été ajoutée à l’offre à 2 euros, la faisant ainsi terriblement ressembler aux miniforfaits des concurrents vendus autour de 5 euros.

Il vous reste 48.53% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici