Sur la route des vacances : carburants, boissons, casse-croûte… pourquoi tout coûte si cher sur les aires d’autoroute ?

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Sur la route des vacances, de nombreux automobilistes s’arrêtent sur les aires d’autoroute en quête d’un sandwich, d’une boisson fraîche ou de quelques litres de carburant. Et la note est souvent salée. On vous explique pourquoi. 

Vous l’avez certainement remarqué, faire ses courses sur une aire d’autoroute revient cher et trouver un sandwich à moins de 5 euros relève du défi. 

Nos confrères de France Télévision ont évalué le prix d’un panier acheté sur l’autoroute, composé d’une bouteille d’eau, d’un sandwich et d’un paquet de gâteaux : résultat, la note est deux fois plus salée sur une aire de service que dans un supermarché classique. 

Et ce n’est pas mieux à la pompe où, quel que soit le carburant, les prix sont majorés d’environ 10 cts. 

Des coûts d’exploitations importants

Comment expliquer ces différences ? Comme nous l’écrivions l’été dernier, la première explication réside dans le modèle économique mis en place par l’État sur les autoroutes avec le principe de la concession.

Ainsi, ce dernier confie à des groupes privés comme Vinci, Sanef, APRR, la gestion des autoroutes pour une durée de 10 à 15 ans. À eux d’y placer des pétroliers mais aussi des sociétés chargées de gérer la restauration sur les aires de repos comme Autogrill ou Areas qui vont décider d’accueillir les différentes enseignes de restauration.

Les opérateurs choisis pour gérer les aires de repos versent une redevance pour s’y installer, ainsi qu’une commission sur le chiffre d’affaires.

Il faut aussi tenir compte des coûts logistiques inhérents aux commerces présents sur les aires d’autoroute. Les aires de repos disséminées sur le réseau autoroutier sont parfois loin des entrepôts, ce qui engendre des surcoûts à la livraison.

Des contraintes qui se répercutent sur les factures

Enfin, les aires sont contraintes d’être ouvertes 24h/24 et 7 jours sur 7, mais aussi de mettre à disposition gratuitement des toilettes et des douches pour les routiers. Autant de services qui ont un coût que les commerçants répercutent sur les prix qu’ils pratiquent. 

Alors, pour éviter de voir la facture s’envoler, plusieurs solutions sont possibles. Anticiper d’abord, en préparant avant de partir sa glacière pour les sandwiches et les boissons fraîches, mais aussi son thermos de café. Ou prendre le temps de sortir de l’autoroute pour casser la croûte pour moins cher. 

Vers une nouvelle ère pour les aires ? 

Selon Le Parisien, pour tenter changer leur image, certains concessionnaires tentent aussi de proposer des aires de service moins chères. 

C’est le cas de la Sanef, qui gère les autoroutes du nord et de l’est de la France. Vincent Fanguet, l’un de ses dirigeants interrogé par nos confrères, assure “travailler sur une modération des tarifs”.

Depuis le début de l’été, sur sept de ses aires, “le café est à 1 euro max, la bouteille d’eau d’1,5 litre à 0,90 euro max et l’offre de restauration légère à 5 euros max”, détaille-t-il. “Nous comptons développer ce dispositif au fur et à mesure des renouvellements de nos contrats avec les sous-concessionnaires début 2023.”

Des dispositifs similaires ont été mis en place chez APRR, qui a confié au Parisien vouloir “casser cette image de cherté sur autoroute”.

Et le constat est visiblement sans appel puisque les aires concernées par ces prix plus raisonnables sont logiquement beaucoup plus fréquentées qu’avant. De quoi impulser un changement d’ère pour les aires d’autoroutes ? 

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