Plan d’épargne-retraite : tout ce qu’il faut savoir avant de s’engager

0
9

Créé en octobre 2019 pour simplifier et harmoniser les différents dispositifs existants, le plan d’épargne-retraite (PER) semble avoir trouvé sa place dans le patrimoine des Français. « Le PER est rentré dans les esprits comme étant le produit le plus adapté pour préparer sa retraite », constate Antoine Delon, président du courtier en ligne Linxea.

Cette nouvelle enveloppe a séduit les épargnants grâce à trois atouts majeurs. Tout d’abord, la possibilité de déduire ses versements de ses revenus imposables. Une caractéristique qui fait du PER une arme de défiscalisation pour les foyers les plus imposés. Autre avantage : la grande souplesse laissée aux détenteurs de PER à la sortie. Il est possible d’opter pour une sortie en capital ou en rente viagère, mais aussi de combiner ces deux modes. Enfin, même s’il s’agit d’un produit tunnel dédié à la retraite, le PER rassure grâce à sa possibilité de sortie anticipée, notamment pour l’acquisition de la résidence principale.

Il n’en reste pas moins un dispositif complexe, en particulier parce qu’il remplace à la fois des produits d’épargne individuels et collectifs et parce qu’il peut être conservé toute sa vie au gré de ses évolutions professionnelles. « Nous avons encore beaucoup de pédagogie à faire », reconnaît Olivier Sentis, le directeur général de la mutuelle d’assurance MIF. Derrière le produit unique se cachent donc bien des subtilités. Passage en revue de quelques spécificités du PER encore mal connues.

Avant, vous souscriviez un plan d’épargne-retraite populaire (PERP) ou bien un contrat Madelin à titre individuel et, si vous étiez salarié, vous pouviez accéder à un plan d’épargne-retraite collectif (Perco) ou à un contrat retraite article 83 par votre employeur. Désormais, vous avez un PER individuel, un PER collectif et un PER obligatoire. Même s’il n’existe aucune règle en la matière, la plupart des PER individuels reposent sur un format d’assurance-vie, alors que les PER collectifs et obligatoires, souscrits par les entreprises pour leurs salariés, sont des produits en comptes-titres.

Quoi qu’il en soit, chaque produit doit disposer de trois compartiments. Le premier accueille les versements volontaires, le deuxième les sommes issues de l’épargne salariale (participation, intéressement, abondement) et le troisième est dévolu aux versements obligatoires du salarié et/ou de l’employeur. Ainsi, si vous souscrivez un PER individuel, vous alimentez uniquement le premier compartiment. Néanmoins, vous avez la possibilité de transférer des sommes issues d’un produit d’entreprise si vous le souhaitez. Les capitaux viendront se loger dans les compartiments adaptés. « Le fait d’avoir la possibilité de regrouper toute son épargne-retraite dans une seule enveloppe permet de piloter la phase de sortie de manière très souple », estime Sylvain Coriat, membre du comité exécutif d’Allianz France, chargé de l’assurance des personnes. Selon le compartiment, le traitement fiscal à l’entrée et à la sortie sera distinct.

Il vous reste 63.67% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici