Mikado, Pépito, Oreo… Pénurie de biscuits dans les supermarchés

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Alerté par un fournisseur sur la présence possible de salmonelle, le géant Mondelez a décidé de fermer un site de production.

Difficile d’imaginer un rayon de supermarché sans Mikado, Pépito, Oreo, Granola et autres Petits écoliers, pour ne citer qu’eux. Pourtant cela pourrait rapidement devenir réalité, si ce n’est déjà le cas. En effet, toutes ces marques sont fabriquées par le géant Mondelez, qui vient de fermer complètement son site français, tandis que d’autres tournent au ralenti. La raison du premier ? «Un grand nettoyage», après qu’un fournisseur a «alerté sur la présence possible de salmonelle», explique l’expert Olivier Dauvers, spécialiste de la grande distribution, qui a pu contacter l’entreprise.

Le risque sanitaire a été signalé par le fournisseur suisse Barry Callebaut, spécialiste du cacao. Officiellement, les produits commercialisés ne présentent aucun danger et Mondelez ne prévoit pas de rappel et n’a pas communiqué sur de quelconques consignes ou mises en garde. Le grand nettoyage serait donc une mesure de précaution de Mondelez pour éviter un scandale de contamination comme celui qui a frappé les Kinder de Ferrero.

Des pénuries «jusqu’à la fin de l’année»

Mais un problème supplémentaire s’ajoute : si Barry Callebaut a finalement rouvert après plusieurs semaines d’interruption, seules 3 de ses lignes de productions sur 24 sont actives. Impossible donc de répondre à la demande des industriels. Or aucune date de retour à la normale n’est anticipée. De quoi faire craindre une rupture de stock majeure sur de nombreuses références dans les prochains mois, alors que plusieurs magasins semblent déjà être touchés. «Il est évident qu’il va y avoir de la pénurie ou des ruptures au moins jusqu’à la fin de l’année», met en garde le spécialiste de la distribution. Car même en cas de redémarrage prochain, il faudra un délai avant que les produits arrivent jusqu’au consommateur.

Cette suspicion de contamination à la salmonelle chez Mondelez n’est pas la première. Ces derniers mois, plusieurs scandales sanitaires similaires ont éclaté. Une tendance qui ne surprend pas Olivier Dauvers : «Toute la filière est tellement dans une logique de réduction des coûts, le filet de sécurité devient moins sûr», souligne-t-il. Une faute partagée par toute la filière, y compris le consommateur, pointe-t-il, qui privilégie souvent les produits les plus économiques.


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