L’inflation se stabilise en novembre, selon une estimation de l’Insee

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Les prix à la consommation ont progressé de 6,2 % en France entre novembre 2021 et novembre 2022, selon une première estimation publiée mercredi 30 novembre par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Le taux d’inflation avait déjà atteint le même niveau sur un an en octobre. En novembre, la hausse des prix de l’alimentation s’est accélérée par rapport au mois précédent (+ 12,2 % sur un an contre 12 % en octobre) tandis que les prix de l’énergie ont ralenti leur progression (18,5 % contre 19,1 %).

En ce qui concerne l’alimentation, les prix des produits frais se sont envolés de 12,5 % depuis novembre 2021, après la hausse de 17,3 % enregistrée en octobre. Une décélération compensée par le regain d’inflation constaté sur les autres produits alimentaires (12,1 % en novembre, un point de plus qu’en octobre).

Le coût des services a progressé de 3 % sur un an (3,1 % en octobre) et celui des produits manufacturés de 0,2 point par rapport à octobre (4,4 % en un an). Sur un mois, l’indice des prix à la consommation progresse de 0,5 %, après un bond de 1,2 % entre septembre et octobre 2022.

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Indicateur de référence pour les comparaisons entre pays européens, « l’indice des prix à la consommation harmonisé augmenterait de 7,1 % sur un an, comme en octobre », souligne l’Insee. Mardi, l’Allemagne (10 %) et l’Espagne (6,8 %) ont fait état d’un ralentissement de leur taux d’inflation sur un an en novembre. Une première estimation de l’inflation dans la zone euro doit être publiée mercredi en fin de matinée. En octobre, elle a atteint un niveau inégalé à 10,6 % selon Eurostat.

Une croissance en berne

L’Insee confirme aussi que la croissance de l’activité économique française a marqué le pas au troisième trimestre, progressant de 0,2 % après une hausse de 0,5 % au printemps.

Selon l’Institut national de la statistique, qui confirme sa première estimation publiée fin octobre, ce ralentissement s’explique par une consommation des ménages atone (- 0,1 % après + 0,4 % au trimestre précédent), particulièrement en biens, alors qu’elle est le moteur traditionnel de la croissance. La contribution du commerce extérieur est également négative (- 0,5 %, après – 0,2 %), les importations augmentant plus fortement que les exportations.

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Entre juillet et septembre, le pouvoir d’achat des ménages a toutefois rebondi grâce à une accélération de leur revenu disponible brut (+ 2,6 % après 1,1 % au trimestre précédent), tiré en particulier par une revalorisation anticipée en juillet des prestations sociales. Le taux d’épargne des ménages passe quant à lui de 15,8 % à 16,6 %.

Le Monde avec AFP

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