L’inflation alimentaire en France s’approche des 10 % dans les supermarchés

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« L’invitée surprise. » C’est ainsi que Jean-Philippe André, président de l’Association nationale des industries agroalimentaires (ANIA) qualifie l’inflation. Il se remémore, qu’il y a un an à peine, le sujet n’était même pas abordé. Depuis, la valse des étiquettes s’est enclenchée dans les rayons des supermarchés. Et le rythme ne ralentit pas. Après avoir franchi la barre des 5 % en juin, l’inflation alimentaire s’approche désormais du seuil des 10 %.

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C’est le constat dressé par le cabinet d’analyses IRI France, qui publiait, jeudi 29 septembre, les données collectées à la fin de ce mois. Cette société qui scrute les achats des consommateurs après leur passage en caisse avait enregistré un premier frémissement des prix à la hausse, en décembre 2021.

Neuf mois plus tard, elle constate que les prix des produits de grande consommation ont bondi, en un an, de 9,11 %. Sur les seuls produits alimentaires, la progression est de 9,75 %. IRI France pointe les rayons épicerie salée, crémerie, surgelés et glaces, où les hausses de tarifs dépassent les 10 %. Avec une mention spéciale pour les viandes surgelées dont l’inflation frôle les 30 %. Seuls les apéritifs anisés se distinguent avec une tarification en léger retrait.

Poisson surgelé

Pour mieux appréhender les contraintes budgétaires des Français, nous avons demandé au cabinet IRI de nous constituer un chariot de courses type de produits du quotidien et d’en calculer le montant à partir des relevés de prix en sortie de caisse des hyper­marchés et supermarchés. D’une valeur légèrement supérieure à 100 euros, il y a un an, ce panier IRI pour Le Monde, dont nous suivrons l’évolution mensuellement, est composé d’un mélange de produits de marques nationales, de marques de distributeur et de « premiers prix ».

«  Au vu de ce qui se passe en termes de prix de l’électricité, on pourrait avoir trois points d’inflation supplémentaires en 2023 » Emily Mayer, du cabinet d’analyses IRI France

En un an, le ticket de caisse de ce plein de courses a grimpé de près de 12,4 % pour atteindre 115,03 euros. Certains produits ont littéralement flambé comme l’huile de tournesol, frappée par des problèmes de rupture en magasin depuis la guerre en Ukraine. Il faut, par exemple, débourser 3,49 euros pour un litre d’huile de tournesol premier prix, contre 1,47 euro en septembre 2021. Soit une hausse de 137 %. Le kilo de coquillettes, la boîte de bâtonnets de poisson surgelé comme le paquet de riz basmati coûtent près de 29 % plus cher. Le steak haché et le paquet de chips ont, quant à eux, subi une hausse de 26 %.

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