la City de Londres a perdu 14% de ses restaurants depuis la pandémie à cause du télétravail

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Le centre d’affaires londonien s’avère davantage touché par ce phénomène que le reste de la ville. Les restaurants situés dans les quartiers résidentiels, notamment, souffrent moins.

La City de Londres, cœur financier du Royaume-Uni et quartier du centre de la capitale britannique, a perdu 14% de ses restaurants et bars depuis la pandémie, montrant l’impact du télétravail sur l’économie des zones d’affaires. Une étude des cabinets CGA et AlixParners constate qu’une licence d’exploitation de restaurant ou pub sur sept a disparu dans la City depuis mars 2020, plus que la moyenne de la ville (10,5%), et plus que dans les quartiers résidentiels où ces fermetures n’atteignent parfois que 5%.

Dans ces zones, les gens qui auparavant «faisaient le trajet quotidiennement vers le centre de Londres ont commencé à travailler de chez eux pendant les confinements de 2020 et 2021, passant à un nouveau système de travail hybride et utilisant de plus en plus leurs pubs et restaurants locaux», relève l’étude, publiée lundi.

Dans des quartiers résidentiels londoniens, il n’est pas rare de voir des travailleurs avec plusieurs ordinateurs et un casque à micro s’installer pendant des heures, alternant cafés et téléconférences. L’étude relève que les fermetures d’établissements sont également plus importantes dans la City que dans les quartiers d’affaires d’autres grandes villes britanniques, comme Manchester ou Edimbourg.

«Frappé plus durement» que les autres centres d’affaires

Karl Chessell, l’un des responsables du secteur de l’hôtellerie-restauration pour CGA, souligne que «le marché de l’hôtellerie-restauration de la City a été frappé plus durement que les centres d’affaires d’autres grandes villes par le Covid-19, avec les confinements et restrictions limitant les déplacements et le tourisme».

D’autant que «les changements de modes de travail vont être permanents pour beaucoup de gens», ajoute-t-il, soulignant toutefois qu’à l’inverse, «d’autres parties de Londres se sont montrées plus résilientes». D’après une étude récente du cabinet Advanced Workplace Associates (AWA), la présence moyenne au bureau dans le monde est désormais de 26% des effectifs, avec des pics en milieu de semaine.


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