Gers : il invente un procédé révolutionnaire et écologique pour nettoyer sa piscine

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l’essentiel
Un Orbessanais soucieux d’économiser l’eau de sa piscine a réfléchi et mis au point un concept révolutionnaire et bon marché. Baptisé “stop eau gaspi”, le procédé vient d’être breveté.

En 2018, le sable du Sahara a envahi la piscine de Patrice Fortin, un Charentais installé depuis trois ans à Orbessan. Dès lors, cet ancien cadre d’une société américaine d’air comprimé réfléchit à un moyen efficace de nettoyer son filtre à sable, dans le respect de l’environnement et en économisant l’eau et l’énergie. Lui vient alors une idée pas tout à fait aboutie : « J’ai d’abord essayé une technique de filtrage en ajoutant 3 filtres en plus, mais je n’étais pas satisfait », dit-il. Il réfléchit encore et encore et trouve enfin la technique parfaite : un réservoir spécifique qu’il ajoute à sa piscine.

“Un réservoir par lequel l’eau va s’épurer”

Dans un filtre à sable classique, lorsque le manomètre du filtre, qui sert à contrôler le niveau d’encrassement du filtre et à veiller au bon fonctionnement du système de filtration, indique un voyant rouge, il est temps de le nettoyer. Pour ce faire, la manette en position filtration doit être placée sur la position lavage. L’eau de la piscine est alors utilisée en contre-courant pour « secouer le sable et se charger de toutes les impuretés accumulées », explique Patrice. En général, lors des phases de lavage/rinçage, l’eau est jetée mais pas seulement. « On jette alors trois éléments : l’eau, les produits de traitement et la poussière », liste-t-il.

Un réservoir spécifique ajouté au système permet à l’eau de s’épurer.
DDM – NEDIR DEBBICHE

Une consommation d’eau et d’énergie importante et une agression pour l’environnement, qui peuvent être évitées grâce à son invention « stop eau gaspi ». « Il s’agit d’un réservoir spécifique qu’on ajoute au système et par lequel l’eau va s’épurer », raconte-t-il. Un fonctionnement qui permet à l’eau et aux produits de traitement qui s’y trouvent, d’être recyclés et réintroduits dans la piscine, afin d’éliminer seulement la poussière. « Cela permet une économie d’eau à 100 % et ça évite une surconsommation du moteur et le rejet de produits polluants dans la nature », révèle-t-il.

Entre 250 et 300 euros

Patrice explique le concept à Jacques Franck Bristiel, président de l’association des Ingénieurs Inventeurs Créateurs du Languedoc Roussillon, qui valide directement l’idée. Patrice Fortin dépose alors son invention à l’INPI (institut national de la protection industrielle). Quatre ans après, il vient de recevoir le brevet d’invention. Actuellement, Patrice est à la recherche de financeurs. « Il faudrait entre 150 000 et 200 000 euros pour lancer le projet », estime-t-il. Une innovation environnementale inédite, d’après lui : « Ceux qui veulent s’emparer du brevet n’auront pas à lutter contre la concurrence, ça n’existe pas ! ».

Ce procédé concerne tous les actuels et futurs propriétaires de piscines. De plus, Patrice promet « un montage et une utilisation simple, à la portée d’un enfant de 3 ans. » Il estime également la valeur du procédé pour le particulier entre 250 à 300 euros, et souhaiterait, à terme, que son invention soit obligatoire dès l’achat d’une piscine. Si Patrice n’a pour l’instant qu’un seul brevet d’invention, ses idées ne sont pas en reste. « En tout, j’ai quatre inventions », dit-il, et toutes auraient été validées par Jacques Franck Bristiel.

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