« Entre la Toussaint et le 11-Novembre sont apparues des hirondelles d’automne qui ont fait s’envoler Wall Street »

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Depuis un an, Wall Street n’en finissait pas de broyer du noir, désespérant d’apercevoir la moindre bonne nouvelle. Quand soudain, entre la Toussaint et le 11-Novembre, sont apparues des hirondelles d’automne qui ont fait s’envoler la Bourse : 14,3 % de hausse depuis le point bas d’octobre pour le S&P 500, qui représente les grandes entreprises américaines, et 12,2 % pour le Nasdaq et ses valeurs de la technologie.

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Première nouvelle, l’inflation, c’est fini ! Ou, en tout cas, c’est le début de la fin aux Etats-Unis. Les prix à la consommation sur un an restent élevés, en apparence, avec une hausse annuelle de 7,7 % en octobre. Mais la tendance est aujourd’hui bien meilleure avec un rythme d’inflation hors énergie et alimentation divisé par deux entre septembre et octobre. Les économistes les plus sérieux respirent : « Encore un ou deux mois comme ça et l’on pourra se détendre un peu », a ainsi tweeté Jason Furman, l’ancien conseiller économique de Barack Obama.

Bien sûr, le chemin sera long pour retrouver une hausse des prix limitée à 2 %, et la Réserve fédérale va continuer à augmenter ses taux. Mais la rémission approche. La situation est un peu comparable à la découverte du vaccin contre le Covid-19, annoncée au lendemain de l’élection de Joe Biden, qui avait fait s’envoler Wall Street. Mais il avait fallu de longs mois de campagne de vaccination, avec son cortège de décès, pour que la pandémie reflue enfin. Aux Etats-Unis, le chômage va augmenter, comme en atteste la multiplication des licenciements dans la tech, mais les plus optimistes, tel le Prix Nobel d’économie 2008 Paul Krugman, se mettent à espérer que l’Amérique ne passera pas par la case récession. « Un atterrissage en douceur semble de plus en plus possible », a-t-il tweeté.

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Deuxième nouvelle, le trumpisme, c’est fini aussi. En tout cas, il ne paie plus électoralement. Les candidats soutenus par l’ancien président ont réalisé un mauvais score, empêchant notamment la prise du Sénat. « Il est désormais confirmé que le centre politique américain a tenu », s’est réjoui Larry Summers, l’ancien secrétaire au Trésor de Bill Clinton. « Il y a de fortes chances que la terrifiante fièvre antidémocratique soit en train de se briser. C’est maintenant que le pays peut aller de l’avant pour créer plus de prospérité et de sécurité pour tous. » Pour l’avenir politique, il appartient au Parti républicain d’éliminer Donald Trump, tâche théoriquement possible puisqu’il existe un candidat de remplacement, le gouverneur de Floride, Ron DeSantis. Le risque, paradoxalement, réside du côté d’une glaciation démocrate : Joe Biden, conforté par son succès, veut manifestement se représenter pour un second mandat, qu’il entamerait à l’âge de 82 ans.

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