en mai, les prix à la consommation en France ont augmenté de 5,2% sur un an

0
65

L’Insee a confirmé sa première estimation, ce mercredi matin.

Forte en Europe, au plus haut aux États-Unis, l’inflation est également massive dans l’Hexagone. Ce mercredi, l’Insee a publié son estimation définitive de l’indice des prix à la consommation en mai. Celle-ci confirme sa première analyse, publiée il y a deux semaines. «Sur un an, les prix à la consommation augmentent de 5,2 %, après +4,8 % en avril. Cette hausse de l’inflation résulte de l’accélération des prix de l’énergie […], des services […], de l’alimentation […] et des produits manufacturés», détaille la note.

Dans le détail, de nombreux secteurs voient leurs prix augmenter. C’est notamment le cas de l’énergie, portée par l’essence et le diesel, qui atteignent des niveaux records, et du gaz, qui accélèrent. Même chose pour les prix des services d’hébergement, de restauration, d’assurance, de protection sociale, des «loyers, eau, enlèvement des ordures ménagères» ou encore des prix d’entretien et de réparation de véhicules particuliers et ceux des produits manufacturés, qui accélèrent tous.

À l’inverse, d’autres voient la hausse ralentir sur le mois. L’Insee cite ainsi les prix de l’électricité, des services de transport, dont aérien et routier, ou encore des services de santé et ceux de communication, où la pression se desserre légèrement. Dans l’alimentation, la situation est contrastée : les prix des fruits frais ont baissé et ceux des légumes frais ont presque stagné, menant à un ralentissement net de l’inflation touchant les produits frais. En parallèle, les prix de la viande, des volailles, du lait, du fromage, des œufs, des huiles, graisses, du café et du pain comme des céréales ont tous accéléré.

Des pistes pour protéger le pouvoir d’achat attendues début juillet

À la fin du mois dernier, les statisticiens nationaux tablaient sur une inflation en mai de 5,2% sur un an, après 4,8% en avril. Ce chiffre dépassait, pour la première fois en trente-sept ans, la barre symbolique des 5%. La hausse était particulièrement perceptible dans l’alimentation (4,2% d’augmentation annuelle, en mai), dans l’énergie (28%) et les services (3,2%), précisait l’Insee. En outre, la hausse mensuelle de l’indice harmonisé accélérait à 0,7%, contre 0,5% le mois précédent, notait l’institut.

Ce sujet est regardé de près par les autorités, qui estiment qu’une inflation trop forte risquerait de fragiliser la croissance et la consommation. Le gouvernement doit porter, dans les prochaines semaines, un projet de loi exceptionnel sur le pouvoir d’achat, visant à protéger le portefeuille des ménages. Ce texte pourrait être présenté en conseil des ministres début juillet.

Pour autant, la France reste relativement épargnée par rapport à ses voisins européens : en mai, le taux d’inflation était deux fois plus élevé en Slovaquie, aux Pays-Bas et en Grèce, trois fois plus élevé en Lettonie et en Lituanie et près de quatre fois plus élevé en Estonie, selon Eurostat. Le taux mensuel tricolore comptait aussi parmi les plus faibles des vingt-sept.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici