D’Apple à Starlink, les premiers pas des smartphones connectés aux satellites

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Et si les téléphones pouvaient se connecter au réseau dans les zones blanches, loin de toute antenne mobile ou câble Internet ? Cette perspective suscite depuis plusieurs années des spéculations dans l’industrie de la « tech » et des télécoms. Ces dernières semaines, plusieurs grands acteurs du marché ont simultanément annoncé de premiers accords permettant à des smartphones de se connecter ainsi, grâce à des satellites. Une nouvelle possibilité pour l’instant limitée techniquement mais qui représente un pan d’activité potentielle supplémentaire pour de nouveaux entrants dans le secteur des télécoms : les constellations de satellites et le leader du secteur, Starlink, lancé par Elon Musk.

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Le 7 septembre, Apple a dévoilé l’iPhone 14, son premier appareil intégrant une forme de connexion satellite. Cette nouveauté est présentée comme une façon de passer des appels d’urgence, par exemple lors d’une randonnée en montagne, d’une sortie en mer ou en cas d’accident dans une zone très isolée. Cette fonctionnalité « associe des composants étroitement intégrés au logiciel pour permettre aux antennes de se connecter directement à un satellite afin d’envoyer un message aux services d’urgence en l’absence de couverture cellulaire ou Wi-Fi », explique Apple dans un communiqué.

Antenne miniature

L’envoi d’un message de détresse avec l’iPhone 14 sera toutefois beaucoup plus compliqué qu’une communication mobile : « Les satellites étant mouvants et disposant d’une bande passante limitée, l’envoi des messages peut prendre quelques minutes », prévient Apple, tout en précisant que le smartphone indiquera à l’utilisateur « comment orienter son téléphone vers un satellite ». Ce nouveau service sera disponible aux Etats-Unis et au Canada, à partir de novembre, et sera gratuit pendant deux ans.

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Pour proposer cette innovation, Apple a dû intégrer dans son smartphone une antenne miniature : celle-ci permet de capter une partie du signal des constellations de satellites, sans disposer d’une antenne parabolique ou d’un combiné téléphonique spécifique. Le fabricant de l’iPhone a passé un accord avec Globalstar, un des opérateurs de constellations de « basse altitude », ces ensembles de satellites volant à environ 500 kilomètres de la Terre dans le but de couvrir les zones du globe mal desservies. Spécialiste depuis 2007 des messageries satellites professionnelles, Globalstar a expliqué avoir noué un accord en vue du lancement de 17 nouveaux satellites pour 327 millions de dollars, dont Apple financera 95 % en échange de 85 % de leur bande passante.

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