Avec 544,8 milliards de dollars versés en dividendes entre avril et juin, un record est battu

0
55

La « fin de l’abondance » annoncée par Emmanuel Macron ne touche pas encore les grandes entreprises. Elles ont même établi un nouveau record de dividendes versés au deuxième trimestre, redistribuant la somme colossale de 544,8 milliards de dollars à leurs actionnaires entre avril et juin, selon le rapport de Janus Henderson. Les 1.200 entreprises étudiées par le gestionnaire d’actifs ont en moyenne distribué 11 % d’argent de plus qu’au cours de la même période l’an passée.

Cette hausse s’établit alors même que l’appréciation du billet vert au cours des derniers mois a mécaniquement baissé la valeur des montants versés par les entreprises ailleurs qu’aux Etats-Unis, tous les dividendes étant convertis en dollars dans l’étude pour pouvoir établir des comparaisons. Hors effets de changes et des versements extraordinaires, la croissance s’est élevée à 19,1 %. Elle est même de près de 30 % en Europe et au Royaume-Uni.

BNP Paribas dans le Top 10

Matières premières, entreprises financières et constructeurs automobiles ont porté cette croissance. Dans le top 10 des plus importants redistributeurs, on retrouve le pétrolier brésilien Petrobras (1er), la minière anglo-australienne Rio Tinto (3e), le groupe allemand Mercedes-Benz (5e), mais aussi la banque française BNP Paribas (6e) et l’assureur allemand Allianz (8e). Mais toutes les entreprises sont concernées par la tendance : 94 % d’entre elles ont maintenu ou augmenté leurs versements.

Avec cette dynamique, Janus Henderson a encore révisé à la hausse les estimations pour l’année 2022, avec des dividendes qui devraient atteindre selon eux 1.560 milliards de dollars, une hausse de près de 6 % par rapport à 2021. « Il est étonnant de constater que, malgré les énormes perturbations économiques causées par la pandémie, les dividendes mondiaux sont désormais supérieurs au niveau record qu’ils avaient atteint avant la pandémie », souligne le rapport.

Mais la dynamique pourrait s’essouffler dans les prochains mois. « Il est peu probable que le reste de l’année bénéficie d’une croissance aussi forte. La plupart des gains “faciles” ont désormais été engrangés, le rattrapage post-Covid-19 étant quasiment terminé », estime le responsable de l’équipe actions mondiale de Janus Henderson Ben Lofthouse.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici