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La principale base technologique photovoltaïque de Yuncheng, dans la province du Shanxi (Chine), le 17 août 2025.

Sur le théâtre de l’affrontement entre Pékin et Washington se dessine une nouvelle rivalité. Celle opposant les hydrocarbures aux électrons. L’année 2025 a vu culminer cette divergence énergétique entre les Etats-Unis, principal producteur mondial de pétrole et de gaz, et la Chine, parfois qualifiée de tout premier « electrostate » (Etat électrique) pour ses investissements massifs dans les technologies propres et l’électrification des usages.

D’un côté, l’Amérique de Donald Trump avalise à la chaîne des projets de terminaux d’exportation de gaz naturel liquéfié (GNL) tout en ouvrant au forage des millions de kilomètres carrés dans le golfe du Mexique et au large de la Californie et de l’Alaska. Les énergies renouvelables ? Une « arnaque verte », clame le président américain qui, ces derniers mois, a biffé des dizaines de subventions et de crédits d’impôts destinés au secteur. Fin décembre, son gouvernement a suspendu cinq grands projets d’éolien en mer dans l’Atlantique, prétextant des « risques pour la sécurité nationale ».

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En face, la Chine suit une voie diamétralement opposée. Les combustibles fossiles y jouent, certes, un rôle prédominant. Charbon, gaz et pétrole comptent encore pour 80 % de l’énergie consommée dans le pays. Mais les renouvelables se déploient à un rythme effréné. Un exemple : rien qu’au premier semestre 2025, quelque 210 gigawatts (GW) de capacités solaires ont été ajoutés, plus que toute la capacité solaire déjà installée aux Etats-Unis (environ 153 GW). L’année précédente, 625 milliards de dollars d’investissement (530 milliards d’euros) ont été consacrés aux technologies propres, quasiment un tiers du total mondial.

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