Des Etats-Unis victimes de « vol », d’« expropriation », de « confiscation ». A Washington, la rhétorique de la spoliation se décline sur tous les tons à propos d’un Venezuela immensément riche en pétrole, où les plus grandes compagnies américaines ont bâti, puis en partie perdu, des fortunes au fil des décennies. « Ils ont volé nos biens comme si nous étions des bébés », s’indignait le président américain, Donald Trump, en recevant, le 9 janvier, les représentants des majors américaines. Une allusion aux différentes nationalisations qui ont jalonné l’histoire de l’industrie des hydrocarbures au Venezuela, « l’un des plus grands vols de propriété américaine », selon le locataire de la Maison Blanche, justifiant d’aller « récupérer » ces ressources au bénéfice des Etats-Unis.
Mais le passé pèse lourd. Après l’enlèvement du président vénézuélien, Nicolas Maduro, par l’armée américaine, le 3 janvier, les groupes pétroliers de l’Oncle Sam sont-ils prêts à réinjecter massivement des capitaux dans le pays ? « Nos actifs y ont été saisis à deux reprises, et vous imaginez bien que pour y retourner une troisième fois, il faudrait des changements assez importants », a rappelé Darren Woods, PDG d’ExxonMobil, la plus grosse major américaine.
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