vendredi, février 6
Le chef du commandement des Etats-Unis pour l’Afrique, Michael Langley, et l’inspecteur général des forces armées royales marocaines, Mohammed Berrid, lors de l’exercice militaire annuel conjoint, « African Lion », dans la province de Tan-Tan (Maroc), le 31 mai 2024.

Rares sont les alliés des Etats-Unis à échapper à la vindicte de l’administration Trump. Plus rares encore ceux à pouvoir se targuer de bénéficier de la bienveillance de Washington. Le Maroc fait partie du club. Une entente célébrée de part et d’autre de l’Atlantique, alors que le roi Mohammed VI a été le premier chef d’Etat africain et arabe à annoncer, le 19 janvier, qu’il rejoindrait le « Conseil de la paix » voulu par le président américain.

Douze jours plus tôt, sous les ors et boiseries du Congrès américain, dans la célèbre Kennedy Caucus Room, les 250 ans d’amitié et de relation diplomatique entre les deux pays ont été mis à l’honneur. L’occasion de rappeler que le Maroc a été l’un des premiers pays à reconnaître l’indépendance des Etats-Unis, dès 1777, sous l’impulsion du sultan Mohammed III, un an avant la France.

Au-delà des marques d’amitié, la coopération bat son plein, sur le plan militaire en particulier. Entre la mi-décembre 2025 et la mi-janvier, le département de la défense américain a par deux fois notifié le Congrès de son accord pour des livraisons d’armes vers Rabat, dont 600 missiles Stinger, évalués à 825 millions de dollars (700 millions d’euros), et 500 bombes guidées GBU-39/B.

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