jeudi, janvier 22

Se réorienter après un an d’études, une bonne idée ? La réponse est oui, selon une note publiée par l’Institut des politiques publiques, jeudi 22 janvier : ce choix maximise les chances de sortir avec un diplôme. Pour des étudiants qui se trouvaient en situation défavorable après une première année dans l’enseignement supérieur, le fait de bifurquer va de pair avec une amélioration des perspectives de réussite.

Le phénomène des réorientations n’est pas suffisamment pris en compte par les pouvoirs publics alors qu’il a pris de l’ampleur, relève l’auteur de la note, Nagui Bechichi, doctorant à l’Ecole d’économie de Paris. En 2022, un tiers des lycéens venant d’intégrer l’enseignement supérieur avaient formulé de nouveaux vœux dans Parcoursup l’année suivante. A l’époque de la précédente plateforme, Admission post bac (APB), ils n’étaient qu’un quart à chercher à se réorienter un an plus tard. Difficile d’expliquer cette augmentation, faute d’indicateur mesurant la satisfaction des candidats sur Parcoursup, une fois qu’ils obtiennent des réponses à leurs vœux.

Plusieurs raisons peuvent motiver un projet de réorientation, parmi lesquelles la réaction à un refus d’admission au « vœu préféré », la réévaluation du choix initial en raison d’une mauvaise appréciation du contenu d’une formation ou encore la volonté de rebondir après une situation proche de l’échec académique, détaille la note. Autant de considérations qui apparaissent légitimes.

« Ces changements de parcours sont pourtant parfois perçus comme des échecs individuels ou comme un gaspillage de ressources publiques », souligne M. Bechichi, qui s’est donné pour objectif de vérifier ce qu’il en est réellement. Il a donc comparé les destinées de quelque 46 000 candidats à une réorientation : d’un côté, les étudiants admis de justesse dans une nouvelle formation, et de l’autre, ceux qui ont été refusés de justesse dans la formation où ils souhaitaient se réorienter – celle-ci présentant des capacités d’accueil limitées.

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