mardi, mars 31

  • Le Haut Conseil à l’Égalité partage, ce mardi, plusieurs points pour mieux reconnaitre l’endométriose.
  • « Près d’une femme sur dix » est touchée par cette maladie en France.

Trois jours après la journée mondiale de l’endométriose, le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE) publie ce mardi 31 mars un communiqué sur le sujet. Il s’y satisfait des avancées faites en la matière, mais prévient des « difficultés persistantes » à une meilleure reconnaissance de la maladie. Dans ce communiqué (nouvelle fenêtre), l’instance consultative rappelle d’abord que cette maladie gynécologique, qui « provoque des douleurs parfois invalidantes et altère fortement la qualité de vie et la fertilité », a été « longtemps invisibilisée ». Elle touche pourtant « entre 1,5 et 2,5 millions de femmes » en France, soit « près d’une femme sur dix ». 

Pas le même accès aux soins

Sur le terrain des avancées, le HCE constate que « 25 millions d’euros ont été mobilisés pour la recherche sur la santé des femmes et des couples, avec un volet dédié à l’endométriose » et que l’an dernier, « l’expérimentation du test salivaire Endotest a également été lancée dans 100 hôpitaux ». À l’inverse, le Haut Conseil déplore en premier lieu des « inégalités territoriales d’accès aux soins ». Si par exemple en Île-de-France, l’Agence régionale de santé (ARS) met à la disposition (nouvelle fenêtre) des patientes un annuaire qui « répertorie les professionnels de santé et les structures spécialisées dans la prise en charge de l’endométriose », ces informations ne sont pas disponibles dans toutes les régions.

D’ailleurs, le HCE pointe une « insuffisance de formation des professionnels de la santé ». Mais aussi une « errance diagnostique », une « insuffisante reconnaissance de la douleur » ou une « prise en compte trop limitée des conséquences scolaires, sociales et professionnelles de la maladie » qui font obstacle à la prise en charge de la maladie.

Pour aller plus loin sur la reconnaissance médicale mais aussi sociale de l’endométriose, l’instance recommande de s’atteler à différents thèmes, comme une meilleure « information sur le suivi gynécologique » ou davantage de « sensibilisation à la santé menstruelle et gynécologique dès le collège. » De la même manière, des associations comme EndoFrance reconnaissent des progrès mais regrettent des moyens insuffisants pour mieux reconnaitre et prendre en charge la maladie.

C.Q

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