lundi, mars 23

« Je ne regrette rien, je n’ai fait que mon travail », affirme Shérifa Rihai, ancienne directrice de la branche tunisienne de l’ONG France Terre d’Asile, devant le juge, lundi 5 janvier, selon ses avocats.

Interrogée avec ses collègues, elle a expliqué à la barre avoir « toujours respecté les réglementations tunisiennes »  et que les actions menées, par l’association, en faveur des migrants, « se sont faites en conformité avec la loi et avec les conventions signées par l’État tunisien ».

Elle est accusée, avec d’autres, d’avoir utilisé un fonctionnaire public ou un membre d’une collectivité locale pour procurer, à un tiers, un avantage injustifié, selon le Code pénal, et d’aide directe ou indirecte à un étranger en Tunisie, dans le but de lui faciliter l’entrée, la sortie et la circulation ou bien le séjour irrégulier, selon la loi relative à la condition des étrangers en Tunisie.

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Passibles de dix ans d’emprisonnement

Les chefs d’accusation sont passibles de dix ans d’emprisonnement. Les salariés de Terre d’Asile risquent aussi entre un mois et un an de prison pour l’hébergement de personnes entrant clandestinement dans le territoire tunisien ou leur affectation à un lieu d’hébergement, selon la loi relative aux passeports et aux documents de voyage.

Aujourd’hui, alors que la menace d’un nouveau report pesait sur cette audience, les avocats de la défense ont insisté pour plaider et ont souligné les irrégularités et les dysfonctionnements qui ont entaché la procédure judiciaire.

Les avocats et les familles des accusés espèrent un verdict aujourd’hui ou demain, après plus d’un an de détention préventive.

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Enjeux politiques

Joint par RFI, Romdhane Ben Amor, chargé de Communication du Forum tunisien des droits économiques et sociaux, une ONG qui travaille aussi sur la migration, explique les enjeux politiques qui entourent ce procès.

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