lundi, janvier 19
Des soldats des forces armées ougandaises à Bunagana, à la frontière avec la République démocratique du Congo, le 30 mars 2023.

Ce jour de juin 2023, dans sa tenue de général des forces armées ougandaises (UPDF), Yoweri Museveni s’adonne, devant un parterre de jeunes recrues, à l’un de ses exercices favoris : un discours en longueur, ponctué d’anecdotes historiques, de conseils personnels et d’appels au dévouement pour la nation. « Vous intégrez aujourd’hui une force prestigieuse, leur lance-t-il de sa voix monocorde. Si vous faites ce qu’il faut, vous irez très loin. »

Le président de l’Ouganda, réélu, samedi 17 janvier, à un septième mandat, n’est pas peu fier de cette armée qu’il a bâtie de ses mains, sans relâche, au fil de quatre décennies au pouvoir. Le pays enclavé d’Afrique de l’Est a pris du retard en matière de développement économique et humain par rapport à certains de ses voisins, comme le Kenya. Il n’a connu aucune alternance politique depuis 1986, mais ses forces armées sont « extrêmement solides et puissantes », confirme un diplomate spécialiste de la région des Grands Lacs.

Dans cette dernière, l’armée rwandaise lui dispute la vedette – elle qui, au début de 2025, a fait la une de l’actualité par son soutien aux rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) dans leur conquête éclair d’une grande partie des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Les deux forces partagent « beaucoup de ressemblances », ajoute la même source, à commencer par leur déploiement hors de leurs frontières.

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