mercredi, janvier 14

Pas d’Internet, pas de WhatsApp, pas de réseaux sociaux comme X, l’ex-Twitter : depuis 18 heures heure locale ce mardi 13 janvier, les Ougandais n’ont plus aucun accès à la Toile. Un peu plus tôt dans la journée, la Commission ougandaise des communications – l’agence gouvernementale chargée de réguler le secteur des télécommunications – avait annoncé qu’elle avait demandé aux fournisseurs d’accès Internet la suspension du réseau. L’instance explique avoir pris cette décision jusqu’à nouvel ordre, afin « d’atténuer la propagation rapide de la désinformation […] en ligne, la fraude électorale, ainsi que pour empêcher l’incitation à la violence ».

La Commission a également interdit la vente de nouvelles cartes SIM et demandé la suspension du service de roaming sur les abonnements étrangers, alors que l’exécutif avait pourtant répété à plusieurs reprises que le réseau ne serait pas bloqué pendant l’élection…

L’inquiétude d’un black-out total

Cette suspension d’Internet est intervenue quelques heures après le dernier meeting du président Yoweri Museveni, dans l’après-midi du jeudi 13 janvier à Kampala, la capitale. De nombreux journalistes étrangers n’ont pas pu y assister : bien que munis d’accréditations officielles, ils en ont été refoulés.

Face à l’inquiétude d’un possible black-out total, de nombreuses voix, notamment parmi les organisations de défense des droits de l’homme, se sont déjà fait entendre.

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