mercredi, février 18
Cette capture d’écran montre des forces de sécurité iraniennes dans le bazar de Téhéran, le 6 janvier 2026.

L’hôpital Sina de Téhéran a été visé accidentellement par du gaz lacrymogène mardi 6 janvier, au cours d’affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, au dixième jour d’une vague de contestation en Iran, selon l’agence de presse ISNA.

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« Pour disperser la foule, du gaz lacrymogène a été utilisé dans la ruelle adjacente à l’hôpital » Sina, situé dans le centre de la capitale iranienne, écrit l’agence ISNA, après des images devenues virales sur les réseaux sociaux.

« Le réflexe naturel des manifestants a été d’éloigner [le gaz] » et « de ce fait une partie de ces substances s’est involontairement dirigée vers l’hôpital », a précisé mardi soir ISNA, citant un communiqué de l’Université des sciences médicales de Téhéran.

Affrontements meurtriers

L’hôpital Sina est situé à environ 2 kilomètres à vol d’oiseau du grand bazar de Téhéran, poumon économique du pays et théâtre d’incidents mardi entre manifestants et policiers, qui ont eu recours à du gaz lacrymogène pour disperser la foule.

C’est la première fois depuis le début du mouvement, le 28 décembre, que de tels heurts se produisaient en journée et en plein cœur de Téhéran, où des rassemblements sporadiques sans incident majeur s’étaient principalement tenus en soirée, selon les médias locaux. Ces rassemblements, d’abord orientés contre la vie chère, ont désormais des revendications politiques et se sont étendus au reste du pays.

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Dans l’ouest de l’Iran, à plusieurs centaines de kilomètres de Téhéran, des affrontements localement meurtriers ont été rapportés ces derniers jours. C’est le cas notamment à Malekshahi, un comté d’environ 20 000 habitants où vit une importante population kurde. Au moins un policier et un membre des forces de sécurité y ont été tués.

Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a demandé lundi l’ouverture d’une enquête après un premier incident dans un hôpital où des manifestants et forces de l’ordre s’étaient affrontés, selon des ONG.

Le Monde avec AFP

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