
Une manifestation dans le sud-ouest de l’Iran a dégénéré en affrontements armés avec les forces de l’ordre, mercredi 7 janvier, faisant deux morts et 30 blessés, selon l’agence de presse Fars, au onzième jour d’une vague de contestation.
D’après Fars, des commerçants manifestaient à Lordegan, une ville située à 455 kilomètres au sud de Téhéran, lorsque des « émeutiers ont commencé à jeter des pierres sur les forces de l’ordre ». « Parmi eux (…) des individus, en possession d’armes militaires et pour la chasse (…), ont soudainement ouvert le feu sur la police », a ajouté Fars, sans préciser si les personnes tuées étaient des policiers ou des manifestants.
Le mouvement de contestation en Iran a commencé le 28 décembre dans la capitale, Téhéran, avant de gagner d’autres provinces du pays, notamment dans l’Ouest où vivent des minorités kurdes et lor.
Au moins 27 manifestants ont « été tués par des tirs ou d’autres formes de violence perpétrées par les forces de sécurité dans huit provinces », a écrit mardi l’ONG Iran Human Rights. Les autorités iraniennes ont fait état, de leur côté, de la mort de plusieurs membres des forces de sécurité.
Les manifestations actuelles en Iran constituent le mouvement de protestation le plus important dans la République islamique depuis celui de 2022-2023, provoqué par la mort en garde à vue de Mahsa Amini, accusée d’avoir enfreint le strict code vestimentaire imposé aux femmes.




