- Le Piton de la Fournaise est en éruption depuis le 13 février.
- Une coulée de lave menace de couper la RN2, autrement appelée Route des laves.
- Elle a déjà été coupée à six reprises à cause du volcan, la dernière fois remonte à 2007.
Elle progresse de 25 mètres par heure. Une coulée de lave descendant du Piton de la Fournaise, en éruption depuis le 13 février, menace de couper la route nationale 2 reliant le sud à l’est de La Réunion, a indiqué jeudi 12 mars la préfecture du département français de l’océan Indien.
« La coulée de lave active pourrait atteindre la RN2 à brève échéance »
, a prévenu la préfecture dans un communiqué, se basant sur les informations transmises par l’Observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise (OVPF).
En effet, peu avant midi heure locale, 9h à Paris, le front de la coulée se trouvait à 360 mètres de la route et il poursuit sa progression à 25 mètres à l’heure, ont précisé les volcanologues.

La Route des Laves fermée à la circulation
Dès l’annonce d’une possible traversée de la route par la lave, de nombreuses personnes, habitants de l’île et touristes, ont commencé à se rendre à proximité du site de la coulée. Ils espèrent assister au spectacle de la lave coupant la voie de circulation pour se jeter ensuite dans l’océan Indien.
Par mesure de sécurité, le préfet de La Réunion a donc ordonné la fermeture de la portion de la RN2, aussi nommée « Route des laves », située dans le secteur de la coulée. Seuls les piétons et les cyclistes sont autorisés à franchir le barrage arrêtant la circulation des voitures. Un second barrage, situé quelques centaines de mètres plus loin, empêche cette fois toute circulation.
La fermeture totale de cette portion de la RN2 empêche toute circulation directe entre les communes rurales de Saint-Philippe, au sud, et de Sainte-Rose, à l’est. La seule possibilité pour rallier ces deux villages, distants de 32 km, est de faire le tour complet de l’île.
La lave a déjà traversé la RN2 à six reprises entre 1977 et 2007. L’épisode de 1977 a marqué l’histoire et la mémoire collective de La Réunion : une coulée de lave s’était arrêtée aux portes de l’église de Sainte-Rose. Elle s’était séparée en deux bras qui avaient coulé le long de l’édifice religieux en l’épargnant. Depuis, l’église a été rebaptisée Notre-Dame des Laves et est devenue un des hauts lieux touristiques de l’est de l’île.




