jeudi, juin 4

  • Le président américain a déclaré mercredi que les discussions avec l’Iran pourraient aboutir dès « ce week-end ».
  • De son côté, Téhéran affirme qu' »aucun progrès » n’est fait.
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Liban : un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah

Deux déclarations à la tonalité bien différente. Donald Trump a déclaré mercredi 3 juin que les discussions avec l’Iran pourraient aboutir dès « ce week-end », mais n’a pas non plus exclu qu’elles échouent, tandis que Téhéran affirme qu’« aucun progrès » n’est fait. « On me dit que les négociations se passent très bien en réalité. Très bien. (…) Si cela arrive, cela pourrait ne pas arriver, qui sait, mais si cela arrive cela pourrait être ce week-end », a jugé le président américain lors d’un échange avec la presse dans le Bureau ovale.

Ces propos contrastent avec les déclarations du ministre des Affaires étrangères iranien, lequel a affirmé un peu plus tôt mercredi qu’il n’y avait « aucun progrès tangible » dans les négociations avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, selon une interview à une télévision libanaise rapportée par l’agence Tasnim. Abbas Araghchi a aussi dit que « le retour à la table des négociations était conditionné à la garantie des droits du peuple iranien, la fin de la guerre au Liban et la réduction des tensions dans la région ».

Trump veut « séparer » le dossier libanais et iranien

Donald Trump a lui dit qu’il voudrait « séparer » les discussions sur le Liban des négociations sur un accord avec l’Iran, un autre point de désaccord donc avec Téhéran. Il a au passage qualifié le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou de « type super », bien que les deux dirigeants aient eu récemment un échange téléphonique tendu.

Le président américain a voulu minimiser les derniers affrontements dans le Golfe. « Ils ont fait quelque chose, rien de bien important, nous l’avons comme toujours très vite étouffé dans l’oeuf », a-t-il déclaré. « Je dirais que dans cette partie du monde, un cessez-le-feu, c’est quand on se tire dessus d’une manière plus modérée », a jugé le milliardaire républicain.

Le Koweït a accusé mercredi Téhéran d’avoir mené une frappe sur son aéroport, première attaque meurtrière depuis l’entrée en vigueur de la trêve le 8 avril. Selon le commandement américain pour la région (Centcom), l’Iran a aussi tiré dans la nuit des missiles vers Bahreïn, provoquant en réponse des frappes américaines sur l’île iranienne de Qeshm, qui ont touché une tour de communication selon Téhéran.

Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de l’Iran, ont eux affirmé avoir ciblé une base aérienne au Koweït, sans mentionner l’aéroport, et le siège de la Cinquième flotte navale américaine à Bahreïn en riposte à l’attaque sur Qeshm, et à celle d’un pétrolier iranien. Ils ont aussi dit avoir ciblé un navire lié à Israël et aux Etats-Unis.

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VERS UN CESSEZ-LE-FEU AU LIBAN ?

Israël et le Liban ont convenu ce mercredi soir, à l’issue de deux jours de pourparlers à Washington, de conditionner un cessez-le-feu à un « arrêt complet » des tirs du Hezbollah et de créer des « zones pilotes » sous contrôle de l’armée libanaise.

« À l’issue des négociations menées sous l’égide des États-Unis, Israël et le Liban sont convenus de la mise en œuvre d’un cessez-le-feu », peut-on lire dans une déclaration commune entre les trois parties aux négociations de Washington. Il sera subordonné « à l’arrêt complet des tirs du Hezbollah » – qui rejette ces discussions – et à « l’évacuation » de tous les membres du mouvement libanais du secteur situé au sud du fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres de la frontière avec Israël, a-t-on ajouté.

Les parties sont aussi « convenues de faire avancer rapidement la mise en place de zones pilotes dans lesquelles les Forces armées libanaises exerceront un contrôle exclusif sur le territoire, à l’exclusion de tous les acteurs non étatiques », une référence au Hezbollah, selon la même source.

Israël et le Liban sont également convenus de participer à une nouvelle session de pourparlers la semaine du 22 juin en vue d’un « accord global », ajoute la déclaration.

La rédaction de TF1info

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