dimanche, mars 8

 

Ce qu’il faut retenir

► Depuis le samedi 28 février, Israël et les États-Unis continuent de mener des frappes contre la capitale iranienne, Téhéran. Donald Trump a dit qu’il « devait être impliqué » dans le choix du successeur d’Ali Khamenei, tué dans une attaque samedi, et a assuré qu’il n’était pas contre l’installation d’un nouveau dirigeant religieux. En revanche, il n’y aura aucune négociation avant que « l’Iran ne représente plus une menace pour les États-Unis et que les objectifs de l’opération « Fureur épique » auront été remplis », a communiqué la Maison Blanche. Samedi 7 mars, le président américain a évoqué un possible envoi futur de troupes au sol en Iran pour contrôler les stocks d’uranium enrichi.

Les Gardiens de la Révolution iraniens se sont dit dimanche capables d’affronter « au moins six mois de guerre intense » contre les États-Unis et Israël. Ils affirment avoir déjà frappé plus de 200 cibles américaines et israéliennes dans la région.

Samedi soir, une frappe israélienne a touché un bastion du Hezbollah au sud de Beyrouth, au Liban, selon l’agence de presse nationale libanaise Ani. Israël poursuit en effet ses frappes sur le Liban et y a multiplié ses cibles, visant entre autres la banlieue de Beyrouth et les villes de Saïda et Tyr. Dans la nuit de samedi à dimanche, une frappe contre un hôtel du centrede Beyrouth a fait au moins quatre morts. Les autorités libanaises peinent à gérer les déplacements massifs de population et craignent une « catastrophe humanitaire ».

Les autorités iraniennes ont dit espérer une réunion pour désigner un nouveau guide suprême « dans les 24 heures ». Hossein Mozafari, membre de l’Assemblée des Experts cité par Fars, a appelé la population à « s’abstenir de toute spéculation et propagation de rumeurs à ce sujet ». C’est cette Assemblée des Experts de 88 membres qui doit élire le successeur d’Ali Khamenei. Israël a d’ores et déjà prévenu que le nouveau dirigeant constituerait « une cible ».

► Selon le représentant permanent de l’Iran auprès des Nations unies, au moins 1 332 personnes ont été tuées en Iran depuis le début des hostilités, dont 175 écolières et membres de personnel scolaire lors d’une frappe contre une école de filles à Mina, dans le sud du pays. Le chiffre, qui n’a pas pu être vérifié, n’inclut probablement pas les victimes militaires appartenant aux Gardiens de la Révolution.


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