- Les discussions se poursuivent ce vendredi dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026.
- Les députés planchent depuis plusieurs jours sur la partie « recettes » du PLFSS.
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Lecornu II : le nouveau gouvernement à l’épreuve du budget
Le gouvernement entend soutenir une mesure favorable aux retraites des femmes fonctionnaires mères d’un ou plusieurs enfants, ainsi qu’un allongement de la durée du congé pathologique lors des grossesses, a indiqué le ministre de la Fonction publique David Amiel à l’AFP jeudi.
Ce dernier a informé les organisations syndicales à l’occasion d’un Conseil commun de la fonction publique (CCFP), une instance du dialogue social, de son intention de soutenir ces propositions dans le cadre du débat parlementaire autour du budget. Dans le système actuel, différent du privé, les femmes retraitées de la fonction publique bénéficient dans le calcul de leur retraite de deux trimestres de majoration pour chaque enfant. La nouvelle mesure consisterait en une bonification qui augmenterait de 2% le montant des pensions en moyenne, a indiqué David Amiel.
Il s’agit d’une « réponse positive »
, s’est réjouie la secrétaire générale de la CFDT fonction publique, Mylène Jacquot, dont l’organisation a soutenu depuis 2023 des mesures pour « améliorer les montants des pensions des femmes, et particulièrement des mères qui étaient pénalisées »
. « Ça nous calque sur le secteur privé, c’est plutôt une avancée, mais ça reste insuffisant »
, a estimé Christian Grolier, secrétaire général de Force ouvrière fonction publique.
Le ministre a aussi annoncé son intention d’étendre la durée du congé pathologique pour les femmes fonctionnaires enceintes. Il est actuellement de deux semaines et passerait à trois semaines. Ce congé pathologique pourrait être pris à n’importe quel moment de la grossesse, a-t-il précisé à l’AFP. « C’est mieux que rien, mais se contenter d’ajouter une semaine ne règle pas la baisse de l’indemnisation, notamment pour les femmes qui ont des grossesses difficiles »
, a indiqué M. Grolier.
Depuis le 1er mars 2025, les congés maladie ordinaire des agents publics sont indemnisés à 90% du salaire et non plus 100%, ce qui a pour conséquence une baisse de l’indemnisation des arrêts maladie contre laquelle les organisations syndicales s’étaient érigées.
L’ancien ministre de la Fonction publique, Laurent Marcangeli, s’était engagé à corriger cette « discrimination »
. Ces deux mesures, qui devront survivre au débat parlementaire, devraient se traduire par des amendements au projet de loi de finances et au projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Ils seront portés « si besoin par amendement gouvernemental »
, a précisé David Amiel.











