- Pendant quatre jours et quatre nuits, 700 militaires de la Légion étrangère ont participé à un exercice de combat très réaliste en Lozère.
- Le but était de reconstituer les conditions d’un conflit de haute intensité.
- Une équipe de TF1 y a assisté.
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Le 20H
L’assaut est lancé. Les soldats investissent les rues de Rieutort-de-Randon. Ils doivent s’emparer de ce village tenu par l’ennemi. Sous les fenêtres des habitants, les hommes de la Légion étrangère tirent à blanc. Même s’il s’agit d’un exercice militaire, les maisons sont toutes proches. « Dans ce type de petit village un peu historique, le combat est rapidement à très courte portée. Et c’est exactement la difficulté du combat en zone urbaine, c’est pour ça qu’on doit être très nombreux et avancer très vite »
, explique le capitaine Grégoire, commandant de la 2ᵉ compagnie de la 13ᵉ demi-brigade de la Légion étrangère (nouvelle fenêtre) (DBLE), dans le reportage du 20H de TF1 visible en tête de cet article.
Cet entraînement organisé par la 13ᵉ DBLE s’est déroulé sur plusieurs jours en zone habitée. Dans ce scénario, le camp allié doit s’emparer de plusieurs villages de Lozère. Pour cela, les troupes au sol peuvent s’appuyer sur des griffons, les blindés nouvelle génération de l’armée de terre.
Tester de nouveaux matériels
Les militaires sont mis à l’épreuve, de jour comme de nuit. Notre équipe embarque avec un commando pour une opération de reconnaissance. « L’infiltration va maintenant commencer, nous sommes à moins de deux kilomètres de l’ennemi. À partir de maintenant, il va falloir rester le plus discret possible »
, explique notre journaliste Théo Thomas.
Les légionnaires s’infiltrent dans le noir complet, à pas de loup. Soudain, l’armée ennemie est repérée. « On les a surpris, ils nous attendaient au nord, on est arrivés par le sud. Donc on a détruit au moins un véhicule ennemi et le groupe de combat qui était avec »
, assure le lieutenant Thomas, chef du commando de la 13ᵉ DBLE. En cas de conflit, ces légionnaires pourraient être déployés rapidement, comme d’autres corps de l’armée.
Des entraînements de haute intensité nécessaires
Cet exercice, c’est aussi l’occasion d’expérimenter du nouveau matériel. « J’ai des drones kamikazes, des drones largueurs
« , lance le sergent Maxime, chef de la section drone de la 13ᵉ DBLE. Ces drones d’attaque, capables de larguer des explosifs, sont désormais omniprésents en zone de conflit. « C’est depuis la guerre en Ukraine qu’on a vu ce qui a été mis en œuvre, et nous aussi, on essaie d’évoluer. C’est pour ça qu’à chaque fois, les personnels qui fabriquent le drone sont avec moi. Ils voient les défauts en direct et ils les corrigent tout de suite »
, explique le sergent.
Cet entraînement d’ampleur est aussi pensé pour perfectionner les savoir-faire tactiques de l’armée française. « Nous avons des systèmes de communication, nous avons des systèmes d’armes. Il faut les mettre en condition réelle pour vérifier que tout fonctionne, que les liaisons sont bonnes, que nous parvenons à parler les uns avec les autres »,
confie le commandant Paul, chef de bataillon de la 13ᵉ DBLE.
Le but ultime est de préparer les troupes (nouvelle fenêtre) à un conflit de haute intensité, dans un contexte géopolitique instable. « La guerre n’a peut-être jamais été aussi proche physiquement et géographiquement, mais en tout cas on s’entraîne constamment en s’inspirant des conflits, à la fois dans l’est de l’Europe ou également au Moyen-Orient ou en Afrique »
, nous dit le colonel Benjamin Brunet, chef de corps de la 13ᵉ DBLE.
Au total, plus de 12.000 militaires français sont déployés à travers le monde.




