mercredi, mars 4
Usine Schneider Electric, à Pékin, en février 2022.

Pendant plus de trente ans, les marques allemandes ont dominé les flottes de voitures des officiels chinois : l’Audi 100 noire, produite localement avec le constructeur chinois FAW dès 1988, a été l’emblème de l’élite bureaucratique chinoise. Plus rustique, la Volkswagen Santana, fabriquée avec Shanghai Automotive Industry Corporation (SAIC), un autre industriel chinois, a été le choix standard pour les administrations de moindre rang. Leur stratégie de coentreprises garantissait un statut de « produit national », nécessaire à l’époque pour décrocher une commande publique.

Depuis 2024, 100 % des nouvelles voitures officielles chinoises déployées en milieu urbain doivent être hybrides ou électriques. Une condition largement favorable aux constructeurs chinois, qui dominent le secteur… et à Tesla. L’entreprise américaine n’est associée à aucun groupe local, mais elle est en tout point conforme aux nouveaux critères chinois de la commande publique. Sa Tesla Y est assemblée entièrement sur place – à Shanghaï – à partir de composants fabriqués localement à 95 %. La société d’Elon Musk a aussi su garantir que toutes les données de conduite collectées en Chine y restaient stockées, conformément à une loi de 2017 sur la cybersécurité.

Il vous reste 77.25% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Share.
Exit mobile version