vendredi, janvier 23
L’ancien président bolivien Evo Morales tient des feuilles de coca lors d’une réunion avant le second tour de l’élection présidentielle à Villa 14 de Septiembre, en Bolivie, le 19 octobre 2025.

Où est Evo Morales ? L’ancien président de gauche (2006-2019), habitué des apparitions dominicales dans une émission qu’il anime sur une radio locale, est absent des ondes depuis près de deux semaines. Si ses proches affirment qu’il a contracté la dengue et qu’il est « à l’abri », « quelque part dans le pays », la presse s’interroge et les spéculations enflent. Ses partisans craignent qu’il puisse être arrêté et extradé vers les Etats-Unis, dans un contexte régional marqué par l’enlèvement du président vénézuélien, Nicolas Maduro, le 3 janvier, et le retour de l’agence antidrogue américaine (la DEA) sur le sol bolivien après deux décennies d’absence, à la faveur de l’élection d’un président conservateur en octobre 2025, Rodrigo Paz.

Evo Morales vivait – du moins jusqu’à sa « disparition » – retranché depuis plus d’un an dans son fief politique du Chapare, l’une des principales zones de production de la coca (un produit légal pour la consommation traditionnelle) et de la cocaïne du pays, d’où il est originaire. Il ne peut en sortir sans craindre d’être arrêté, un mandat pesant sur lui depuis octobre 2024.

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