mercredi, janvier 7

Les organisateurs des « Magritte », la grande fête annuelle de récompenses du cinéma belge francophone, ont annoncé mardi que l’événement était désormais rebaptisé « les René du cinéma », après une rupture de contrat avec les ayants droit du célèbre peintre belge.

La nouvelle appellation sera inaugurée à l’occasion de la prochaine cérémonie, le 7 mars, qui marquera les 15 ans de ce qui est l’équivalent belge des César français.

L’événement, qui attribue chaque année une vingtaine de prix, est organisé par l’Académie André Delvaux, à la tête de laquelle une nouvelle équipe s’est installée, affirmant vouloir renouveler le style.

« On veut aller chercher davantage le public, il y aura désormais plusieurs prix du public dont celui de la meilleure série », a expliqué à l’AFP Jean-Yves Roubin, le nouveau président de l’académie, patron de l’Union des producteurs francophones de films (UPFF). Cet élargissement du palmarès aux séries sera une première en 2026.

Faire vivre « la belgitude »

M. Roubin a également rappelé que la Fondation Magritte, gérant les droits liées à l’œuvre de René Magritte (1898-1967), avait souhaité l’an dernier, au bout de quatorze ans de collaboration, ne plus être associée à cette fête du cinéma.

« Il y a eu une rupture contractuelle l’été dernier avec le nom Magritte », a ajouté ce producteur de cinéma, pour qui le prénom René est aussi une manière de faire vivre « la belgitude ». « Avec René, on est dans le tutoiement, la proximité ».

La Fondation Magritte, fondée à Bruxelles en 1998 à l’initiative de Charly Herscovici, ne s’est pas exprimée publiquement sur le sujet, mais des médias belges avaient fait état d' »un malaise » en son sein après la cérémonie de février 2025.

Sollicitée mardi par l’AFP, la fondation n’avait pu être jointe dans l’immédiat.

La cérémonie 2025, un mois après le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, avait été marquée par des prises de position politiques au pupitre, autour du thème de la montée de l’extrême droite dans le monde, associée à « un recul alarmant des droits humains », selon un collectif d’artistes intervenu sur scène.

Le gouvernement belge dirigé par le conservateur flamand Bart De Wever avait également été pris pour cible.

Tout juste entré en fonctions à l’époque, il s’était vu reprocher d' »imposer des milliards d’euros de coupes drastiques dans la santé, l’enseignement et la culture », et d’envisager « une politique migratoire inhumaine ».

Article original publié sur BFMTV.com

Share.
Exit mobile version