A l’International Convention Centre de Sydney, dans la soirée du lundi 9 février, le président israélien, Isaac Herzog, a rendez-vous avec plus de 7 000 juifs australiens. « Cette communauté est une source d’inspiration par son lien avec Israël et par son engagement sioniste », lance le chef d’Etat depuis l’estrade à un auditoire conquis. Au même moment, à deux kilomètres de là, des manifestants propalestiniens, rassemblés pour dénoncer sa venue, sont brutalement maîtrisés par les forces de l’ordre alors qu’ils envisagent de marcher vers le Parlement de l’Etat de Nouvelle-Galles du Sud. Vingt-sept personnes seront arrêtées.
La visite de quatre jours de M. Herzog, commencée la veille, devait, selon le premier ministre australien, Anthony Albanese, favoriser un plus grand sentiment d’unité. Elle a, au contraire, profondément divisé l’opinion publique du pays, avant même que le président israélien n’ait posé le pied aux antipodes.
Le chef du gouvernement travailliste avait invité M. Herzog quelques jours après l’attaque contre la communauté juive australienne, survenue lors des célébrations de Hanoukka, le 14 décembre 2025, à Bondi, une plage de Sydney, et qui s’était soldée par quinze morts. Les deux assaillants, Sajid Akram et son fils, Naveed, auraient été inspirés par l’idéologie du groupe djihadiste Etat islamique, selon les autorités.
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