lundi, janvier 26

Ce n’est pas la pluie battante de cette mi-janvier qui fera peur à Maggie Mahon et à Tracie Taylor. Les deux amies, âgées de 54 ans, tiennent à montrer ces endroits de Corby, une ville de 70 000 habitants au cœur des Midlands, à une centaine de kilomètres au nord de Londres, où ont été enterrées des millions de tonnes de gravats et de déchets toxiques.

Ils provenaient de la destruction de l’énorme complexe sidérurgique Corby Steelworks, après sa fermeture, en 1980. « Voici Little Stanion [dans le sud de la ville], un lotissement de 2 500 habitants où depuis 2006, deux enfants sont nés avec des difformités congénitales et un troisième est mort peu après sa naissance avec de graves malformations internes », explique Tracie Taylor, comptable de profession, pointant du doigt des rues bordées de pavillons de brique tous identiques.

« Ces maisons ont été construites sur des terrains où ont été enfouis des déchets de l’aciérie, ajoute Tracie Taylor. Des lanceurs d’alerte qui travaillaient chez un sous-traitant du chantier de régénération de l’usine nous ont assuré que les déchets étaient versés dans toutes les excavations disponibles sur la commune », explique celle qui, entre 1989 et 1997, a travaillé juste en face de Deene Quarry, une ancienne carrière, également utilisée comme un des principaux sites de stockage des déchets de l’aciérie.

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