dimanche, février 8

Jack Lang a présenté sa démission de la présidence de l’Institut du monde arabe (IMA) samedi soir, dans une lettre adressée au ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. L’ancien ministre français de la Culture, visé par une enquête du Parquet national financier (PNF) “concernant ses liens présumés avec le financier américain Jeffrey Epstein”, explique le quotidien espagnol El País, avait été précédemment convoqué au Quai d’Orsay, dimanche, “pour s’expliquer sur cette relation”.

De retour à Paris après une tournée internationale, le chef de la diplomatie française, “qui a la tutelle sur l’IMA”, précise Le Temps, a donc “pris acte” de la démission de Jack Lang, et immédiatement lancé “la procédure pour désigner son ou sa successeur”. “Empêtré” dans l’affaire Epstein, selon le quotidien suisse, le socialiste a estimé dans un communiqué transmis à l’Agence France-Presse que “les accusations portées à [son] encontre sont infondées”.

Des centaines de mentions dans le dossier

La chaîne d’information américaine CNN constate que les appels à la démission de Jack Lang s’étaient “intensifiés” depuis la publication, le 30 janvier, de documents par le ministère américain de la Justice montrant qu’il avait “correspondu de manière régulière”, entre 2012 et 2019, avec le milliardaire pédocriminel.

C’est cependant sur un soupçon de “fraude fiscale aggravée et de blanchiment d’argent” que la justice française va enquêter. “Il n’y a eu aucun mouvement de fonds… Mais je pense qu’il est normal que la justice veuille vérifier cela”, a déclaré à BFMTV l’avocat de Jack Lang, Laurent Merlet.

Cela fait suite à l’enquête de Mediapart portant sur la société offshore Prytanée LLC fondée par Epstein en 2016, “dans laquelle Caroline Lang aurait détenu la moitié des parts”, contextualise la Süddeutsche Zeitung. L’ancien ministre et sa fille, productrice de cinéma, apparaissent en outre 673 fois dans les fichiers Epstein, note le journal bavarois, tout en précisant qu’“une simple mention dans ces documents ne constitue pas une infraction”.

[…] Lire la suite sur Courrier international

Sur le même sujet :

Share.
Exit mobile version