“Chaque année à 20 heures, entre l’apéritif et le foie gras, près de dix millions de Français restent fidèles au rendez-vous des vœux, devant un exercice rituel qui passe rarement à la postérité”, observe Le Temps.
Emmanuel Macron n’a pas failli à la tradition, mais “la tonalité” de son neuvième message présidentiel du 31 décembre “était grave et quasi crépusculaire. Triste, diront certains”, écrit le quotidien suisse. “Il faut dire que la situation internationale l’est aussi, que la France est morose et que la guerre demeure aux portes de l’Europe”.
C’était “une courte allocution, d’à peine dix minutes, et au ton particulièrement grave”, renchérit Le Soir. Le président a bien “tenté” de “convaincre” les Français que “tout ne va pas si mal dans cette France qu’il préside depuis près de neuf ans”, martelant : “Le pays tient. La croissance se tient. L’inflation est l’une des plus faibles de la zone euro”.
Mais force est de constater que “plombé par une impopularité record, le chef de l’État achève son deuxième mandat dans une ambiance de crépuscule précoce”, juge le titre bruxellois.
Un premier “au revoir”
“Crépuscule” encore pour La Vanguardia, qui relaie “les commentaires des chaînes d’information” décrivant “un président sur la défensive, crépusculaire, sans presque aucune ambition”, tentant malgré tout “de se montrer optimiste quant à l’avenir du pays, en dépit des problèmes et d’un contexte mondial très difficile”.
Pour Le Temps, ce message de vœux sonnait même – et “contre toute attente” – comme “un premier au revoir”. De fait, souligne La Vanguardia, Emmanuel Macron “a fait allusion à la fin de son mandat au printemps 2027, indiquant clairement qu’il ne souhaitait pas jeter l’éponge avant cette date, qu’il n’interviendrait pas dans la campagne présidentielle et qu’il s’efforcerait, sans mentionner la Russie, d’empêcher toute ingérence étrangère dans le processus électoral”.
Signe des temps, Bloomberg estime que la référence du locataire de l’Élysée à cette éventuelle “ingérence étrangère” dans la présidentielle ne visait peut-être pas seulement la Russie, mais aussi les États-Unis.
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