jeudi, avril 9

  • Le président et son épouse se rendent à Rome dès ce jeudi, avant d’être reçus vendredi par le pape américain Léon XIV.
  • Il s’agit de la première audience papale avec le nouveau souverain pontife pour Emmanuel Macron, après trois rencontres avec son prédécesseur François.
  • De nombreux sujets devraient être abordés, à commencer par les « défis soulevés par l’actualité internationale », sur fond de guerre au Moyen-Orient.

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Le second quinquennat d’Emmanuel Macron

Une première depuis l’arrivée du nouveau pontife à la tête de l’Église catholique. Emmanuel et Brigitte Macron seront reçus vendredi 10 avril au Vatican pour la première fois par Léon XIV (nouvelle fenêtre), près d’un an après l’élection du premier pape américain (nouvelle fenêtre) et en pleine guerre au Moyen-Orient, pour laquelle ils prônent tous deux une solution diplomatique.

Le président français est attendu jeudi à Rome pour cette visite exclusivement consacrée au Vatican, sans rencontre prévue avec la Première ministre italienne, Giorgia Meloni. Dans la journée, il s’entretiendra avec son ami Andrea Riccardi, fondateur de la communauté catholique Sant’Egidio, canal diplomatique informel du Saint-Siège très actif sur les dossiers moyen-orientaux et humanitaires. Il s’agit d’un « acteur majeur de la médiation internationale et du dialogue interreligieux, en présence notamment de son fondateur », fait valoir l’Elysée. 

Puis, Emmanuel Macron et son épouse seront reçus vendredi matin à 10h au palais apostolique par le pape natif de Chicago, plus discret et mesuré que son prédécesseur argentin François, dont il prolonge l’héritage social (nouvelle fenêtre). Cette audience papale est la quatrième pour Emmanuel Macron, après celles de 2018, 2021 et 2022 avec François. 

« Œuvrer de concert avec le Saint-Siège » en faveur « de la paix »

Elle s’inscrit dans le cadre « du dialogue constant entre le Saint-Siège et la France », souligne l’Élysée, qui évoque « une visite républicaine et laïque ». Cette rencontre sera l’occasion d’évoquer les « défis soulevés par l’actualité internationale (nouvelle fenêtre)« , et « de témoigner la volonté de la France d’œuvrer de concert avec le Saint-Siège » en faveur « de la paix », ajoute-t-il. Seront aussi abordés le multilatéralisme, la régulation de l’intelligence artificielle, un sujet cher au pape, le climat ou l’humanitaire, détaille l’entourage du président. 

Les deux hommes ne se sont jamais rencontrés mais avaient échangé par téléphone en mai 2025 (nouvelle fenêtre), peu après l’élection de Robert Francis Prevost à la tête de l’Église catholique. À cette occasion, le chef de l’État français avait dit partager avec le pape « l’ambition de concilier lutte contre la pauvreté et protection de la planète »

Hasard du calendrier, cette rencontre intervient trois jours avant la visite historique de Léon XIV en Algérie, une première. Selon la presse algérienne, Emmanuel Macron pourrait en profiter pour plaider la libération du journaliste français Christophe Gleizes (nouvelle fenêtre), incarcéré depuis juin 2025. Sans confirmer directement, l’Élysée prédit un « tête-à-tête » permettant de « faire passer toute une série de messages ».

Le président accompagné par l’ex-président de la Ciase

Emmanuel Macron sera accompagné par une délégation qui n’a pas été dévoilée. Mais dans laquelle figurera Jean-Marc Sauvé, ancien président de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase) (nouvelle fenêtre) en France, signe que la question sensible des violences sexuelles dans l’Église reste une priorité aux yeux de l’Élysée. La Ciase n’avait jamais été officiellement reçue par le pape François, malgré la remise de son rapport choc en 2021 (nouvelle fenêtre), qui avait mis au jour l’ampleur systémique des violences au sein de l’institution.

En plein débat en France (nouvelle fenêtre), la question de la fin de vie et de l’aide à mourir devrait également être abordée. Le Vatican considère l’euthanasie comme un « crime contre la vie humaine » et le suicide assisté comme un « grave péché », ceux ayant décidé d’y recourir ne pouvant recevoir les sacrements.

Selon une source diplomatique, Emmanuel Macron devrait profiter de cette rencontre pour inviter officiellement le pape en France, une visite souhaitée par le président de la conférence épiscopale, le cardinal Jean-Marc Aveline. Malgré ses trois déplacements sur le sol français, un record, le pape François n’a jamais effectué de visite d’État en France, et avait refusé de se rendre à la réouverture de la cathédrale Notre-Dame de Paris fin 2024.

M.L. avec AFP

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