- Lundi soir, un glissement de terrain a touché plusieurs appartements d’une résidence de Nice, dans les Alpes-Maritimes.
- En cause : de fortes pluies qui ont fragilisé les sols.
- Une personne a été blessée.
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Le 13H
De la boue, des branches, des pierres… Autant de gravats présents, ce mardi 21 octobre, dans l’appartement de Gilbert. Dans la nuit, un glissement de terrain s’est produit entre les numéros 21 et 25 de l’avenue de Gairaut à Nice (Alpes-Maritimes). « J’étais dans le salon quand ça s’est passé. J’entends ma femme hurler, crier. J’ai eu du mal à ouvrir la porte parce qu’il y avait toute la terre, la boue, qui étaient tombées, ainsi que d’énormes pierres et un arbre »,
témoigne cet habitant dans le reportage en tête de cet article.
Il raconte avoir trouvé sa femme « coincée entre le lit et la commode, elle nageait dans la boue ».
Hospitalisée, elle n’a été que légèrement blessée, mais le couple estime avoir échappé au pire. « J’ai un mur qui doit faire à peu près un morceau de 400 kg qui est sur le balcon et un rocher de 50 kg qui a traversé la pièce. Imaginez un peu la puissance et le choc »,
alerte Gilbert.
Nice ? « Un gruyère »
Les faits se sont produits aux alentours de minuit. C’est le terrain juste au-dessus de la résidence qui s’est effondré et a terminé dans les appartements en contrebas. Tous les habitants de l’immeuble ont été évacués par précaution. « C’est impressionnant »,
commente un des sinistrés. Mais dans le quartier, les éboulements ne sont pas rares (nouvelle fenêtre). « Chaque fois qu’il pleut, on se doute qu’il va se passer quelque chose à un endroit de Nice. On ne sait pas où, mais maintenant, Nice, on sait que c’est un gruyère »,
déplore une résidente.
Lundi, d’importantes précipitations ont pu fragiliser le terrain et le glissement de terrain a entraîné la rupture d’une canalisation d’eau. « Le croisement entre phénomènes tels que l’inondation et les mouvements de terrain est connu. Il pleut. Il y a une fragilité du sol, pour le dire de manière pédagogique. Mais il n’y a pas que la fragilité du sol. Cette fragilité du sol et l’effet de la pluie peuvent être exacerbés par l’occupation du sol, c’est-à-dire comment on a densifié l’urbanisation »,
détaille Myriam Merad, directrice de recherche au CNRS à l’Université Dauphine et experte en risques de catastrophe, crise et résilience.
Des travaux sont en cours pour rétablir l’eau coupée dans 200 appartements. Pour la route et le talus, il faudra plus de temps. Les 22 habitants de la résidence ne pourront sûrement pas rentrer chez eux ce soir.










