- En France, le Code électoral relie le droit de vote à la nationalité française.
- En théorie, les étrangers en restent exclus.
- Mais la citoyenneté européenne permet à certains étrangers de voter aux élections locales et européennes.
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Élections Municipales 2026
La nationalité française donne un droit automatique à la citoyenneté. Autrement dit, si vous disposez d’une carte d’identité ou d’un passeport français, vous pouvez élire le président français, les députés à l’Assemblée nationale, les représentants départementaux et régionaux, les maires et les eurodéputés.
Le ministère de l’Intérieur, organisateur des élections, relie le vote à la nationalité et non au pays de résidence. Résultat : les étrangers résidant sur le territoire français ne peuvent théoriquement pas exprimer leur droit de vote. À l’inverse, les Français résidents à l’étranger peuvent voter dans certaines conditions : ils disposent de représentants au Sénat et à l’Assemblée nationale depuis 2008. Certains responsables politiques, à l’instar de François Hollande, militent pour donner le droit de vote aux étrangers aux élections locales.
L’exception européenne
Si vous vivez en France et que vous disposez de la nationalité d’un pays membre de l’Union européenne, différent de la France, vous pouvez voter à certaines élections. Il s’agit de la citoyenneté européenne, mise en place en 1992 par le Traité de Maastricht. Depuis lors, la France, à l’instar des autres états de l’Union européenne, autorise les étrangers ressortissants de pays membres à voter aux élections locales et européennes. En France, le traité s’applique depuis les élections municipales de 2001.
Tous les ressortissants européens, à l’image des Portugais, Italiens, Polonais ou Grecs, peuvent choisir le maire de leur lieu de résidence. Pour ce faire, il faut demander à s’inscrire sur les listes électorales françaises. Attention, les ressortissants européens ne sont pas éligibles en tant que maires ou adjoints. « Ce serait leur permettre de participer à la désignation des sénateurs, donc d’une instance dépositaire de la souveraineté nationale. Or, ils n’ont pas le droit de voter aux élections sénatoriales »
, précise le site service-public.fr.




