- Uki, une petite berger australien de trois ans, a été volée samedi 27 décembre en fin de journée au milieu d’une fête foraine à Cannes.
- Après avoir demandé de l’aide aux forains, qui leur ont fourni des vidéos, la famille a porté plainte pour vol.
- L’élan de solidarité s’est poursuivi jusqu’à ce que la chienne soit retrouvée, et les suspects interpellés.
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Le 20H
Nicolas n’osait plus espérer pouvoir un jour jouer avec son chien. « Elle n’y croyait pas. (…) Elle a eu un temps d’hésitation et après ça a été la grosse fête »
, se souvient-il de ses retrouvailles avec Uki, âgée de 3 ans. Samedi 27 décembre, alors que la femme et les deux filles de Nicolas s’amusaient à la fête foraine de Cannes (Alpes-Maritimes), « d’un coup la chienne avait disparu. On l’a cherchée mais on sait qu’elle ne s’en va jamais, donc elle ne pouvait pas être partie toute seule »
, rembobine-t-il face à la caméra du 20H de TF1, dans le reportage visible en tête de cet article.
Pour comprendre ce qu’il s’est passé, la famille a demandé de l’aide aux forains, qui leur ont fourni des vidéos. On y voit Uki se promener quand apparaît une femme, habillée en blanc. « Elle le cherche bien, le chien »
, commente la jeune femme qui diffuse la vidéo pour Nicolas et les journalistes du 20H de TF1. Là, surprise : la dame saisit la laisse de la petite berger australien. « C’est grâce à vous au départ. Vous, le vigile, et vous avec vos images. On a vraiment démarré de ça »
, lance Nicolas face à la jeune foraine.
Toute la famille bientôt réunie
À l’aide de ces images, le maitre de Uki porte plainte pour vol (nouvelle fenêtre). La solidarité s’organise alors : une association les épaule et saisit le procureur de Grasse. « Il a immédiatement appelé notre avocate. Et de là, tout s’est vite précipité. Une perquisition a été menée au domicile des personnes dont on avait la plaque d’immatriculation »
, explique Nathalie Loïko, présidente de l’association Waf.
La police accélère les recherches et met en place une coopération internationale, avec l’appui du procureur de Monaco, où sont domiciliés les suspects. « Ils ont été super coopératifs. Tout le monde s’est mis à l’unisson. La police municipale, la nationale et les deux procureurs. Ça a été très vite »
, souligne Nicolas.
Trois jours et deux perquisitions plus tard, le maitre de Uki a le plaisir de la récupérer au poste. Pour les retrouvailles avec le reste de la famille, il faudra encore attendre un peu : Sarah et ses filles étaient parties se changer les idées. Elles ont appris la bonne nouvelle dans le train. « Vous êtes soulagées là, j’imagine ? »
, questionne notre journaliste. « Ah oui, là, énorme, bien sûr. Déjà dans le train, le sourire revenait. Elles (ses filles) étaient moins stressées »
, confie la mère de famille.
Les parents, leurs filles et Uki seront tous réunis dans quelques jours. Les suspects, eux, ont été placés en garde à vue pour vol en réunion. Ils risquent jusqu’à cinq ans de prison.




