- Le président américain s’est dit « très en colère » contre l’Alliance atlantique.
- Du Groenland à l’Espagne, Donald Trump a exprimé ses griefs tous azimuts.
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Il n’est pas content et a tenu à le faire savoir. Au deuxième et dernier jour du sommet de l’Otan à Ankara, en Turquie, le président américain Donald Trump s’est dit « très en colère »
contre l’Alliance atlantique. Lors d’un échange devant les journalistes, avec le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte, il a largement critiqué ses alliés tout en remerciant « Mark »,
un « super secrétaire général ».
Ressassant des critiques maintes fois exprimées, le président américain a passé en revue ses nombreux griefs, assis aux côtés du chef de l’Alliance qui s’était efforcé, quelques heures plus tôt, de rassurer des alliés inquiets sur l’engagement américain au sein de l’organisation.
Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le dirigeant n’a pas retenu ses coups. « Je ne suis pas content de l’Otan à cause de ce qu’ils ont fait avec le Groenland, et je ne suis pas content de l’Otan parce qu’ils n’ont pas voulu nous aider face au principal État qui soutient le terrorisme, à savoir l’Iran »,
a-t-il fait savoir.
Le Groenland, un « grand problème »
Depuis que les États-Unis et Israël ont lancé une guerre contre Téhéran fin février, Donald Trump a multiplié les critiques contre ses alliés occidentaux qui ont pris leurs distances avec ce conflit.
Il a aussi exprimé sa frustration de ne pas avoir pu s’emparer du Groenland, ce qui constitue un « grand problème »
à ses yeux. « Le Groenland est très important pour les États-Unis, mais n’est pas important pour le Danemark »
, a-t-il ajouté au sujet du territoire autonome danois.
« Nous en avons besoin pour la protection du monde, pas uniquement des États-Unis »,
mais « quand nous voulions le prendre »,
les membres de l’Otan « ont tous dit ‘non' »,
a-t-il déploré. L’Alliance atlantique a traversé de graves turbulences en début d’année, quand Donald Trump a menacé de s’emparer, éventuellement par la force, du Groenland, jugé indispensable à la sécurité des États-Unis.
Il avait fait marche arrière après plusieurs semaines de rhétorique agressive, et annoncé en janvier un accord-cadre sur le Groenland avec Mark Rutte, dont les contours sont toutefois restés flous. « Le Groenland n’est bien évidemment pas à vendre »,
a réaffirmé mercredi à Ankara la Première ministre danoise Mette Frederiksen.
La « cause perdue » espagnole
Donald Trump a aussi vivement fustigé l’Espagne, qualifiée de « cause perdue »,
avec laquelle les États-Unis vont selon lui « cesser tout échange commercial »,
accusant à nouveau Madrid de ne pas participer aux dépenses de défense de l’Otan. À ses côtés, le chef de l’Alliance a pris la défense de l’Espagne en évoquant le « grand pas réalisé l’an dernier »
dans ses dépenses militaires.
Autant de déclarations incendiaires qui sont intervenues avant la réunion formelle avec les dirigeants des 32 pays membres, réunis en séance de travail. Quel en sera le ton ? Conciliante comme en 2025 à La Haye où Donald Trump avait célébré un « succès monumental »
après l’engagement des pays à consacrer au moins 5% de leur produit intérieur brut à leur sécurité ? Ou beaucoup plus sombre ? Réponse dans quelques heures.




