mercredi, janvier 21

Donald Trump se « nourrit de la faiblesse » et continuera de le faire. À Davos, Gavin Newsom, l’un des principaux opposants démocrates au président américain, a livré, ce mardi 20 janvier, une mise en garde directe aux Européens, qu’il accuse de sous-estimer la logique de confrontation de Donald Trump.

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Le gouverneur de Californie estime que la pire erreur consiste à entretenir le flou. Selon lui, toute tentative d’apaisement, même tactique, est immédiatement interprétée comme un aveu de faiblesse par le président américain, qui en fait alors un levier politique.

« Donald Trump se nourrit de la faiblesse, point final. Et donc, quand des dirigeants jouent sur tous les tableaux, quand certains distribuent des prix Nobel de la paix, quand ils sont là à remettre des couronnes et ce genre de choses, eh bien c’est de la faiblesse. Et Donald Trump exploite cette faiblesse et continuera à l’exploiter », a-t-il expliqué.

Pour Gavin Newsom, ce ne sont pas tant les désaccords publics qui fragilisent les relations transatlantiques que les stratégies ambiguës, faites de messages contradictoires et de gestes symboliques censés ménager le président américain. Une méthode qu’il juge contre-productive face à un dirigeant qui revendique une approche fondée sur le rapport de force. « Vous avez vu les messages que Donald Trump publie à propos des dirigeants du monde entier… Il n’a aucune civilité, aucune décence. Il ne respecte aucune règle… La règle de Donald Trump, c’est la loi de la jungle. J’espère donc que l’adversité à laquelle vous faites face est bien comprise. Aux États-Unis, en tout cas, nous la comprenons parfaitement », ajoute-t-il.

L’Europe accusée de complaisance

Ces derniers jours, les relations se sont considérablement tendues entre Washington et plusieurs capitales européennes. Réaffirmant ses ambitions d’acquisition du Groenland, un territoire autonome rattaché au Danemark, le président américain est même allé jusqu’à brandir la menace de sanctions commerciales contre les pays européens qui ne soutiendraient pas ce projet d’acquisition. Pour Gavin Newsom, cette séquence illustre une méthode éprouvée : pousser les alliés jusqu’à leurs lignes rouges pour tester leur capacité de résistance.

Il se dit enfin choqué par les propos du secrétaire américain au Trésor Scott Bessent, qui a invité les Européens à « respirer un bon coup » malgré les tensions économiques. « Ces gens fabriquent une crise et ont l’arrogance de venir dire ça, alors qu’ils renient leurs engagements. C’est de la folie et ce n’est pas ce que nous sommes aux États-Unis ».

Malgré tout, Gavin Newsom juge la séquence actuelle transitoire. « La bonne nouvelle, c’est que c’est temporaire. Ces gens ont encore trois ans. Après, c’est fini, terminé […] Et en fait, ce sera même fini dès ce mois de novembre, parce que nous allons reprendre la Chambre des représentants », assure-t-il. Selon lui, il s’agit là du « dernier sursaut de cette folie », à condition que les Européens cessent toute complaisance. « Il faut se lever, et s’y opposer », a-t-il conclu.

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