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Le président Donald Trump dans la salle Roosevelt de la Maison Blanche à Washington, DC, Etats-Unis, le 19 décembre 2025.

Donald Trump a moqué mercredi 31 décembre la naturalisation française de George et Amal Clooney, accusant au passage les autorités françaises de « gestion absolument désastreuse de l’immigration ». « Bonne nouvelle ! George et Amal Clooney, deux des pires pronostiqueurs politiques de tous les temps, sont officiellement devenus citoyens français », a lancé Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Une moquerie à laquelle l’acteur d’Ocean’s Eleven a répondu jeudi dans une déclaration transmise à The Hollywood Reporter : « Je suis entièrement d’accord avec le président actuel. Nous devons rendre sa grandeur à l’Amérique. Nous commencerons en novembre. » L’intégralité de la Chambre des représentants et un tiers du Sénat doivent être renouvelés le 3 novembre 2026 pour les élections de mi-mandat, une échéance qui s’annonce cruciale pour la Maison Blanche.

Le président américain, coutumier des attaques verbales incendiaires contre ses opposants politiques, a particulièrement accentué ses critiques contre l’immigration en Europe, l’un de ses thèmes de prédilection depuis sa campagne de 2024. « Malheureusement, la France est actuellement confrontée à un grave problème de criminalité en raison de sa gestion absolument désastreuse de l’immigration, comme celle qu’on a eu sous Joe Biden l’endormi », a-t-il ajouté, reprenant son quolibet favori pour désigner son prédécesseur démocrate à la Maison Blanche.

Sans faire valoir des statistiques fiables, Donald Trump fait régulièrement un lien direct entre criminalité et immigration. George Clooney est depuis longtemps un soutien important du camp démocrate. Et, pour le président républicain, l’acteur américain « s’est fait plus connaître par la politique que par ses rares films, totalement médiocres ».

Quant à sa femme, l’avocate et militante des droits humains Amal Clooney, elle a fait partie d’un groupe d’experts ayant conseillé le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) qui a requis des mandats d’arrêt contre deux ministres israéliens, dont Benyamin Nétanyahou, et trois dirigeants du Hamas. Une décision qui avait provoqué l’ire du gouvernement israélien mais aussi celle des Etats-Unis, son premier soutien militaire et diplomatique. En France, la naturalisation du couple et de ses deux enfants fait aussi du bruit, mais surtout pour la cacophonie gouvernementale qu’elle a engendrée, une ministre ayant dénoncé un « deux poids deux mesures » en plein resserrement des conditions d’accès à la citoyenneté.

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Le Monde avec AFP

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