mardi, janvier 20
Le général James Hockenhul, chef du commandement stratégique, le premier ministre, Keir Starmer, et le ministre de la défense, John Healey, lors de la conférence de presse annonçant l’accord de cession des îles Chagos par le Royaume-Uni, au quartier général militaire du nord-ouest de Londres, le 22 mai 2025.

Lundi 19 janvier, le premier ministre britannique, Keir Starmer, convoquait la presse à Downing Street pour expliquer que son approche émolliente vis-à-vis de Donald Trump restait la bonne.

Le président américain méprise le droit international et menace de punir le Royaume-Uni, la France ou l’Allemagne en les taxant, pour leur soutien à la souveraineté du Danemark concernant le Groenland ? Pas question de menacer Washington en retour, a assuré Keir Starmer, car les Britanniques sont « pragmatiques » et « résolus » à protéger une relation spéciale avec les Etats-Unis, qui « compte profondément ». « L’interaction entre nos services de renseignement est la plus étroite au monde, et elle assure notre sécurité », a affirmé le dirigeant travailliste.

La modération britannique n’a pas franchement payé : mardi matin, le gouvernement Starmer a reçu comme une énorme gifle le message posté dans la nuit par Donald Trump sur son réseau, Truth Social.

Un acte de « faiblesse absolue »

« Notre brillant allié » s’apprête à « céder sans aucune raison » l’île Diego Garcia, dans un acte de « faiblesse absolue », « complètement stupide », a fustigé le locataire de la Maison Blanche, faisant référence, sans raison apparente, au traité signé par Londres en mai 2025, cédant l’archipel des Chagos à la République de Maurice. L’humiliation est d’autant plus cuisante pour Downing Street que cet accord, en cours de ratification par le Parlement de Westminster, a été conclu pour préserver les intérêts militaires américains dans l’océan Indien.

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