
Lundi 19 janvier, le premier ministre britannique, Keir Starmer, convoquait la presse à Downing Street pour expliquer que son approche émolliente vis-à-vis de Donald Trump restait la bonne.
Le président américain méprise le droit international et menace de punir le Royaume-Uni, la France ou l’Allemagne en les taxant, pour leur soutien à la souveraineté du Danemark concernant le Groenland ? Pas question de menacer Washington en retour, a assuré Keir Starmer, car les Britanniques sont « pragmatiques » et « résolus » à protéger une relation spéciale avec les Etats-Unis, qui « compte profondément ». « L’interaction entre nos services de renseignement est la plus étroite au monde, et elle assure notre sécurité », a affirmé le dirigeant travailliste.
La modération britannique n’a pas franchement payé : mardi matin, le gouvernement Starmer a reçu comme une énorme gifle le message posté dans la nuit par Donald Trump sur son réseau, Truth Social.
Un acte de « faiblesse absolue »
« Notre brillant allié » s’apprête à « céder sans aucune raison » l’île Diego Garcia, dans un acte de « faiblesse absolue », « complètement stupide », a fustigé le locataire de la Maison Blanche, faisant référence, sans raison apparente, au traité signé par Londres en mai 2025, cédant l’archipel des Chagos à la République de Maurice. L’humiliation est d’autant plus cuisante pour Downing Street que cet accord, en cours de ratification par le Parlement de Westminster, a été conclu pour préserver les intérêts militaires américains dans l’océan Indien.
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