mardi, janvier 20
Donald Trump s’entretient avec des journalistes sous le regard du secrétaire américain à l’intérieur, Doug Burgum (à droite), à ​​l’aéroport international de Palm Beach, le 19 janvier 2026, à West Palm Beach, en Floride.

Le président des Etats-Unis, Donald Trump, a menacé, mardi 20 janvier, d’imposer des droits de douane de 200 % sur les vins et champagnes français en réponse au refus de son homologue Emmanuel Macron de rejoindre son « conseil de la paix ».

Donald ‍Trump a répondu : « Il a dit ça ? ​Eh bien, personne ne veut ‌de lui, parce ​qu’il sera bientôt sans mandat ». « Je vais mettre 200 % de droits de douane sur ses vins et champagnes. Et il y adhérera. Mais il n’est pas obligé d’y adhérer », a-t-il déclaré à des journalistes en Floride, lundi soir, heure de la côte est américaine.

M. Trump a confirmé également avoir invité son homologue russe, Vladimir Poutine, à rejoindre ce conseil de la paix, qu’il veut façonner à sa main pour œuvrer à la résolution des conflits dans le monde, en concurrence avec l’ONU. « Oui, il a été invité », a répondu M. Trump à un journaliste.

Tout comme le président russe, le roi de Jordanie, Abdallah II, ou la présidente du conseil italien, Giorgia Meloni, Emmanuel Macron a été invité en tant que président de la République à rejoindre le conseil de la paix lancé à l’initiative de Donald Trump dans le cadre du plan américain pour aboutir à un arrêt de la guerre menée par Israël dans la bande de Gaza.

« En lien avec nos proches partenaires, nous examinons actuellement les dispositions du texte proposé comme fondement de cette nouvelle instance, dont le projet dépasse la seule situation à Gaza », a d’abord fait savoir le Quai d’Orsay, lundi en début d’après-midi. Mais, quelques heures plus tard, l’entourage d’Emmanuel Macron a annoncé que la France « n’entend[ait] pas donner de suite favorable », à ce stade.

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Une participation à 1 milliard de dollars

Cette initiative proposée par les Etats-Unis « dépasse le seul cadre de Gaza », a fait savoir l’entourage du chef de l’Etat auprès du Monde. « Elle soulève des questions majeures, en particulier quant au respect des principes et de la structure des Nations unies, qui ne sauraient en aucun cas être remis en cause. »

Selon un document consulté par l’Agence France-Presse, l’invitation pour ce conseil de la paix serait valable pour trois ans. Une place permanente en son sein serait soumise à une participation de 1 milliard de dollars (environ 860 millions d’euros), selon la même source.

Le Monde avec AFP

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