vendredi, avril 3

  • Donald Trump a signé jeudi deux décrets imposant des droits de douane sur les médicaments importés et sur les métaux.
  • Les surtaxes pharmaceutiques pourront atteindre 100%, avec l’objectif affiché de rapatrier la production aux États-Unis.
  • Ces mesures tombent exactement un an après l’annonce des droits de douane que Trump avait présentés comme « le jour de la libération ».

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On savait que le président américain avait le sens du timing. Il y a un an jour pour jour, Donald Trump annonçait en grande pompe ses fameux droits de douane (nouvelle fenêtre) globaux, baptisant même l’occasion « le jour de la libération ». Ce jeudi 2 avril, le locataire de la Maison Blanche en a remis une couche avec deux nouveaux décrets, l’un visant les médicaments importés, l’autre durcissant les règles sur les métaux.

Sur les produits pharmaceutiques, la logique est celle du retour de la production sur le sol américain. Les surtaxes pourront ainsi atteindre jusqu’à 100% du prix de vente du médicament. Nuance de taille : ces droits de douane ne devraient atteindre… que 15% pour les pays disposant d’un accord commercial (nouvelle fenêtre) avec Washington, comme l’Union européenne, le Japon ou la Corée du Sud. « Notre volonté est que la majeure partie des produits pharmaceutiques sous licence soient fabriqués aux États-Unis », a affirmé Donald Trump. 

« Question d’équité »

Autre subtilité : les entreprises qui s’engagent à construire des usines sur le territoire américain bénéficieront d’un taux réduit à 20% d’ici la fin de son mandat, le temps que leurs lignes de production soient opérationnelles. Des règles qui entreront en vigueur d’ici 120 à 180 jours selon la taille des entreprises concernées.

Sur les métaux, la mesure est encore plus immédiate : elle entre en vigueur dès lundi. L’idée, selon le leader conservateur, est de colmater une brèche : jusqu’ici, des entreprises contournaient les droits de douane de 25% sur l’acier (nouvelle fenêtre), l’aluminium et le cuivre en les intégrant dans des produits finis. Désormais, ces fameux produits, c’est-à-dire qui ont subi un processus de transformation, seront eux aussi taxés à proportion de leur teneur en métaux. « C’est une simple question de simplification et d’équité », a justifié le représentant de la Maison Blanche au Commerce (USTR), Jamieson Greer, qui assure qu’il ne devrait pas y avoir de conséquences sur les prix pour les consommateurs.

Il faut dire que la politique douanière de Donald Trump a connu quelques turbulences juridiques (nouvelle fenêtre) cet hiver. Fin février, la Cour suprême américaine, plus haute juridiction du pays, a d’abord jugé anticonstitutionnelle une bonne partie des surtaxes annoncées l’an dernier, y compris celles visant l’Europe. En réaction, le gouvernement américain avait alors aussitôt introduit de nouveaux droits de 10%, qui sont encore valables jusqu’à fin juillet.

Aymen Amiri avec AFP

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