dimanche, mars 15

Alors que les prix du pétrole s’envolent, Donald Trump a pressé, samedi 14 mars, d’autres pays d’envoyer des navires de guerre pour sécuriser le détroit d’Ormuz, afin de forcer Téhéran à rouvrir cette voie maritime stratégique entravée par la guerre lancée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, rapporte le Washington Post.

Le régime “a de fait fermé ce goulet d’étranglement crucial pour le pétrole mondial, dans un contexte d’attaques aériennes soutenues menées par les États-Unis et Israël, qui ont déclenché une escalade des représailles iraniennes dans toute la région”, explique le journal.

S’il a répété que les États-Unis avaient “vaincu et complètement anéanti l’Iran, tant sur le plan militaire qu’économique”, le président américain a toutefois appelé sur son réseau Truth Social les pays qui s’approvisionnent en pétrole via le détroit d’Ormuz à “veiller à la sécurité de ce passage” avec l’aide des forces américaines. “De nombreux pays vont envoyer des navires de guerre, en collaboration avec les États-Unis, pour maintenir le détroit ouvert et sûr”, avait-il auparavant assuré, sans préciser lesquels.

Plusieurs pays appelés à la rescousse

La veille, Donald Trump avait affirmé que la marine américaine commencerait “très bientôt” à escorter des pétroliers dans ce passage stratégique. “Espérons que la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud, le Royaume-Uni et d’autres […] enverront des navires dans la région afin que le détroit d’Ormuz ne soit plus menacé par un pays totalement décapité”, a-t-il ajouté dans son message sur Truth Social.

Peu après la déclaration du président américain appelant à la formation d’une flottille internationale pour forcer l’ouverture de cette voie maritime cruciale, un porte-parole du ministère de la Défense britannique a déclaré que la position du gouvernement restait inchangée et qu’il continuait à discuter avec ses alliés et partenaires d’“une série d’options”, rapporte le Daily Telegraph. Le président français, Emmanuel Macron, a, lui, déclaré qu’il était prêt à envoyer des navires de guerre dans le Golfe dans le cadre d’une “mission purement d’escorte” une fois que la “phase intense du conflit” serait terminée.

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