samedi, février 28
Le président américain, Donald Trump, sur la pelouse de la Maison Blanche, à Washington, le 27 février 2026.

Donald Trump a déclaré, vendredi 27 février, envisager une « prise de contrôle pacifique » de Cuba, sans préciser les modalités d’une telle opération, au moment où Washington met la pression sur les dirigeants de l’île de 9,6 millions d’habitants.

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« Le gouvernement cubain nous parle ; et ils ont de très gros problèmes, comme vous le savez. Ils n’ont pas d’argent, ils n’ont rien en ce moment, mais ils nous parlent et peut-être que l’on verra une prise de contrôle pacifique de Cuba », a affirmé le président américain à la presse au moment de quitter la Maison Blanche pour un déplacement au Texas.

Les relations entre Cuba et les Etats-Unis connaissent un regain de tensions depuis la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro par les forces américaines, au début de janvier, et l’arrêt par Caracas, sous la pression de Washington, des livraisons de pétrole en direction de l’île communiste. Les Etats-Unis, qui ne cachent pas leur souhait de voir un changement de régime sur l’île, appliquent une politique de pression maximale sur La Havane.

Cuba a dénoncé, mercredi, une tentative d’infiltration à des « fins terroristes », après avoir abattu dans la journée, aux abords de l’île, quatre occupants d’une vedette immatriculée en Floride et transportant, selon La Havane, des Cubains résidant aux Etats-Unis.

Lors d’un sommet des chefs de gouvernement de la Communauté caribéenne (Caricom), dans l’archipel de Saint-Kitts-et-Nevis, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a déclaré que Cuba devait « changer radicalement », peu après que les Etats-Unis avaient infléchi, à des fins humanitaires, leurs restrictions à l’exportation de pétrole vers l’île.

Selon le Miami Herald, des responsables américains proches du secrétaire d’Etat ont rencontré mercredi Raul Rodriguez Castro, petit-fils de l’ex-dirigeant cubain Raul Castro, en marge de ce sommet de la Caricom. Raul Rodriguez Castro n’a pas de fonctions officielles au sein du gouvernement cubain, mais est considéré comme une figure influente sur l’île.

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Le média Axios avait déjà rapporté la semaine dernière que Marco Rubio, né aux Etats-Unis mais dont les parents sont d’origine cubaine, avait eu des échanges avec Raul Rodriguez Castro, court-circuitant ainsi le gouvernement cubain.

Le Monde avec AFP

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