Donald Trump n’a en rien renoncé à sa volonté de prendre possession du Groenland. Le président des États-Unis a affirmé ce mardi 20 janvier que les Européens opposés ne vont pas « résister beaucoup » à son projet de prendre possession du territoire autonome danois.
« Je ne pense pas qu’ils vont résister beaucoup. Nous devons l’avoir », a-t-il déclaré à un journaliste en Floride qui l’interrogeait sur ce qu’il prévoyait de dire aux Européens qui s’opposent à ses projets.
La veille, l’administration américaine avait averti les Européens qu’il « serait très mal avisé » de répondre aux menaces de surtaxes douanières brandies par Donald Trump tant que le Groenland ne serait pas aux mains des États-Unis.
Dans un message adressé au Premier ministre norvégien, le président américain avait également dit qu’il ne se sentait plus tenu de penser « uniquement à la paix » dans la mesure où il n’a pas obtenu le prix Nobel.
Le Groenland, « un actif stratégique pour les États-Unis »
« Je pense que cela serait très mal avisé », a mis en garde le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent, qui s’exprimait devant des journalistes avant l’ouverture du Forum économique mondial à Davos, en Suisse.
« Le président (Trump) voit le Groenland comme un actif stratégique pour les États-Unis. Nous n’allons pas sous-traiter à quelqu’un d’autre la sécurité dans notre hémisphère », a-t-il lancé.
L’Union européenne continue quant à elle de prôner le « dialogue » plutôt que « l’escalade », tout en affirmant qu’elle dispose d' »outils » et est « prête à réagir » dans le cas où le président américain viendrait à mettre à exécution ses menaces dans le domaine commercial.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a à cet égard dit avoir insisté sur « la nécessité de respecter sans équivoque » la souveraineté du Groenland et du Danemark au cours d’une rencontre lundi avec une délégation bipartite du Congrès américain au Forum de Davos
Article original publié sur BFMTV.com




